‹ Les armes et le duelChapitre 204 sur 219 · I.ra MMTRFS n AHMKS · texte numérisé non relu

I.ra MMTRFS n AHMKS

Je me permottrai de dire au docte aréopas;e (jui jiig;e un assaut romme une course au clocher : Savez-vous, messieurs, qu’il y a trois sortes 'de vitesse ? De laquelle voulez-vous parler ?

— Est-ce de la vitesse de nature? Celle-là prouve bien peu en faveur de l’esprit, du talent de celui qui lu possède.

— De la vitesse acquise par un travail spècial répété tous les joui s? Elle ne prouve pas non plus une bien grande dose d’intelligence.

— La vitesse de la précision ? Ah ! celle-là donne à penser que vous avez eu un bon maître, qui a compris que des mouvcmeiits serrés cl justes, qui ne sortent jamais des lignes voulues sont des mouvements plus prompts que ceux qui ne sont pas réguliers.

Tout compte fait, on tire vite, on touche; mais, comme professeur, si l’on n’a ([ue ce mérite, on peut être parfaitement assuré d’èlre toujours ridicule, et à fortiori en se faisant appeler/;mn/cr »w//rc. Je vois bien qu’il est mieux de mériter l’estime générale que de l’obtenir; car, ainsi que l’a dit nu auteur : « On trouve toujours des ignorants pour rivaux, et des sots pour obstacle. »

Ceci me rappelle une petite anecdote. On vantait un jour devant moi le talent d’une princesse russe sur le piano. C’était à Field, le célèbre professeur, que l’on s’adressait. On ne cessait de lui faire admirer la vitesse du jeu de la princesse. Enfin, fatigué de ce mol vitesse ipii bourdonnait sans cesse à son oreille, il s’écria : « Mais un cheval court encore plus vite. »

Je ne veux pas cependant terminer sans répéter que la vite.sse dans les armes est un moyen puissant de succès ; mais

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