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venu quelque peu circonspect eu iimlière de nouveauté.
Pour aller vite et loin, me disais-je, il n’est tel que les niélhodes expéditives. Me voilà donc en quête de tout ce qu’on découvrait chaque jour de chemins raccourcis, afin de me donner le plaisir, si je n’y voyageais pas moi-même, d’admirer la rapidité des autres. J’étais ou voulais être comme ces paysans qu’on voit le long des chemins de fer suivre des yeux les convois qui disparaissent et se dire : comme ils marchent!
J’ai été quelque peu trouhlé dans mes admirations.
Un jour j’entendisparlerd’une simplification de la musique, d’une méthode expéditive. Plus de dièses ni de bémols, plus de tons, plus de ces bataillons de doubles-croches ijui dansent devant les yeux : rien que des chiffres, de simples chiffres, la musique mise à la portée du plus modeste additionneur. J’étais fou de joie ([uoiquo peu additionneur de mon état. Pour peu ([u’on eût ajouté que cette méthode donnait de la voix à qui n’en a pas, j’aurais proposé l’apothéose des inventeurs. Je m'empresse do dépouiller la routine, je me régénère par le cliilfre, et m’aperçois chemin faisant qu’au lieu de faire sauter le cheval, ces messieurs supin iment la barrière. Beau miracle !
Je reviens aux doubles-croches.
Un autre jour, (je commençais à me défier des méthodes expéditives) j’écoutais une musique Sax, et médisais en moimême qu’il serait difficile d’imaginer des instruments plus secs, plus mornes, plus monotones, plus plats. Je déplorais l’exil des ophicléïdes, des bassons, en un mot de tout le rococo, « Il ne reste plus qu’à bannir aussi des orchestres tout ce qui n’est pas Sax, sous prétexte qu’il faut des années pour former un instrumentiste. Mettez donc des pistons au violon,