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FAUX-TEMPS

Une grande question en armes est celle-ci :

Est-il mieux, en commençant un assaut, d’attaquer du coup possible ou de le simuler ?

Pour moi seul, peut-être, il est mieux de le simuler; comme ou peut tirer sur moi pendant que je simule une attaque, voilà la question des faux-temps établie. Aussi les ai-je posés comme principes dans ma théorie.

Le faux-temps a pour but d'inquiéter dans une ligne découverte, en gardant la pointe très-menaçante, et se tenant prêt d'avance à parer dans la ligne que l’on n’a pu couvrir.

réflexions SCR LES ARMES. 323

Les conséquences des faux-temps doivent être prévues. — On pourrait être victime de leur oubli.

Vous devez même les faire avant un coup droit, que vous auriez l’espoir de toucher eu tirant dans une ligne découverte.

Il y a des amateurs qui tirent sur toutes les feintes et même sur le plus petit mouvement que l’on indique. — Si l’ou eût tiré à fond, ils étaient dans leur tort, mais vous étiez touché ; il est donc mieux de faire u» faux-temps, s’étant d’avance préparé de tête pour la parade que l’on veut prendre.

Je ne comprendrais pas, et tous mes confrères partageront mon avis, l’oubli des faux-temps — ces mouvements si rigoureusement utiles — de la part d’un homme qui s’érige-r rait en professeur et écrirait une théorie de l’escrime.

En commençant un assaut, il est d’une absolue nécessité de faire des demi-temps, surtout lorsque l’on combat un homme pour la première fois. — Avec le secours de cette précautiou, on s’assure si l’adversaire a l’intention de faire coup pour coup, s’il est craintif, s’il est pareur. Lorsque l’on a fait l’appréciation des moyens et de la pensée de sot) antagoniste, alors seulement on peut aborder le jeu franc sans crainte de tomber dans un mauvais pas.

11 est indispensable que les élèves reviennent toujours à cette pensée : — Se méfier du coup de temps.

Il est partout : dans les marches, les feintes compliquées, celles qui le sont peu, et même sur les coups droits,

L’est surtout après un coup composé qu’il faut reyenir absolument à l’idée des faux-temps pour s’assurer que l’on n’a pas à craindre le coup de temps.

«^.FLEXIONS SUR LES ARMES

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