‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 105 sur 197 · ABRÉVIATION DANS LES FEINTES · texte numérisé non relu

ABRÉVIATION DANS LES FEINTES

Nous ne saurions trop recommander d'abréger les temps dans les feiiilesj lorsque Ton a la cerlîtudo, ;wec ces -àUrviations, d'atteindre le môme but qu'avec les feintes compliquées.

Par exemple : un homme pare le demi-cercle à tout propos, à partir de l'engagement de quarte ; on fait alors Une-- Deux et l'on trompe le demi-cercle^ c'est régulier ; mais cependant si Ton tirait droit, on ferait mieux; on pourrait encore, dans ce cas, faire une absence d'épée et tirer droit; ces deux modes abrègent beaucoup.

Une feinte faite après une attaque réelle à l'épée, telle que battement f froissé, etc., etc., est une faute.

Je combats énergiquement l'opinion de l'auteur qui avance que la dernière feinte, dans telle circonstance que ce puisse être, doit passer sous le bras*

Danet dit qu'il faut faire les feintes à deux doigts de Tépée ennemie ; c'est encore une erreur. Les élèves ont généralement tous le défaut d'effectuer des mouvements trop larges.

La qualité la plus émiuente parce qu'elle tient à l'intelligence est celle de découvrir les intentions de parade de l'adversaire, et c'est lorsqu'on a rempli cette tâche qu'il faut feinter pour éviter ces mêmes parades ; de là les coups composés. Il faut bien se méfier, avant de les entreprendre, car on peut vous annoncer l'intention de faire beaucoup de parades, on peut même les accompagner d'un trouble factice pour vous engager à vous livrer à une combinaison de feintes et vous arrêter d'un coup simple syr votre premier mouvement.

Il ne faut pas de grands efforts d'imagination pour comprendre que l'on doit menacer dans une ligne découverte. Il y a donc plus de talent à menacer droit dans une ligne que l'adversaire veut couvrir, qu'il couvre imparfaitement ou qu'il couvre tout à fait. Le menacé droit peut toujours se tenter par la raisoa que peu de gens savent se bien couvrir, qu'il est fort rare qu'une ligne fermée ne soit pas vulnérable pour un rusé et savant tireur qui saura vous prendre par la hauteur ou dans votre défaut de tenue, etc.. Enfin, ceux qui peuvent se couvrir dans la plus grande perfection sont encore accessibles à une certaine crainte qui leur fait répondre à l'épée même dans la ligne où ils sont couverts.

Je suis parfois tenté de croire que je n'ai pas compris la partie didaelique de mon ouvrage, et saos T intime cocvicliou de son opportunité, je l'abandonnerais en lisant cei tains traités d'escrime et surtout les articles funtes- Élève labch rieux et assidu des bommes que la science regrettera toujours en songeant au progrès qu'elle leur doit, j'ai appris comma tout le monde ces semblants d'allaque, ces coups simulés aveô J lesquels on trompe ou Ton cherche à tromper son adversaire.J Mais, je Tavoue, jamais il ne m'est venu dansTidée de < cevoir et de garder rinterminable nomenclature dont on veut nous obstruer l'esprit et avec laquelle on étouffe rintelligeiice. On ne croira jamais, et moi-môme je n'aurais pas voulu croire aux singulières assertions de certains écrivains; il m'a fallu, comme le dit Molière, voir^ oui^ de mes yeux voir sur des feuilles imprimées, feuilles que je conserve pour convaincre les incrédules, les méthodes étranges à l'aide desquelles les uns font exécuter trois cents parades consécutives, les autres font quinze cents feintes, et les plus audacieux en innovation subtilisent leur épée de douze mellb

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