VOLTER
Volter est et sera toujours indispensable pour le sabre (l), mais à Tépée, on doit contester ce genre d'escrime tout ex-^ ceptionnel, qui consiste à tendre le fer au corps de TenneiU en portant le pied gauche vers la droite à la distance de trois ou quatre pieds de la position qu*il occupait et en présentant le tlanc ou le dos.
(I) Pour les Yoites, voir Tarticle eabre.
L'ASSAUT
L^assaut doit représenter fidèlement le combat à Tépée.
I/assaut n'est pas seulement une improvisation continuelle, ainsi que je l'ai entendu dire trop souvent, il faut que le jugement précède cette improvisation. Dans toutes les luttes, la tète doit toujours agir avant les bras. Si vous voyez votre adversaire ne pas répondre à la combinaison que vous avez préparée, alors l'improvisation et la spontanéité doivent vous guider. Dans l'assaut, procédez par le calcul ; l'improvisation vient après.
11 existe deux genres d'assaut bien distincts, l'un est celui d*étude, l'autre est l'assaut d'ambition. Le premier est un heureux et instructif exercice, le second peut donner tous les défauts.
L'assaut d'étude se fait en vue du duel, celui d'ambition représente le duel lui-même ; on doit donc y apporter prudence, calcul, vitesse et résolution, pour éviter l'infériorité d'abord, et ensuite le danger.
Image des combats, l'assaut est une action sérieuse. Le professeur seul doit indiquer le commencement de cet exercice, car à lui seul appartient, s'il connaît bien sa mission, d'apprécier la force et l'intelligence de son élève.
L'assaut ne doit pas être un délassement de la leçorij mais son application ; une leçon d'armes bien donnée offre assez
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d'inléi'W pour ne pas faliguet inutilement resprit^ el la force physique Je Télève doitoû dt'tenuiaerlesliuHles.
Nous avons toujours éprouvé un seulinieul pénible on enteûdant formulpr devaiU nous cette question si habituelle à tous les èlèvci* ; Quand ferai- je assaut ?
M<îtlaut de côté la question des iutérôts nialériels, à laquelle aucun professeur digue de ce nom ne peut songer nu instant, n'écoutant pas môme la voix de T amour-propre froisséj alors que Ton semble rabaisser noire art en voulant immédîatemeut en connaître tous les secrets, nous dissuaderons toujours des assauts prématurés*
Comment! vous craindriez le sarcasme si vous entreprenicf un tableau de grande dimension, ne possédant encore que les premiers éléments de peinture ; vous refuseriez avec raison de toucher sur le piano une ballade de Sehuberl, en ne sa- .chant que les premières gammes, el vous n'hésitez pas h rom^ promettre votre vie en contractant, par l'usage des assauts entrepris avant le temps, des habitudes vicieuses, presque impossibles à corriger ! Mais agir ainsi est ToBuvre d'un iiHsensé, et bien coupable serait le maître qui autoriserait une semblable conduite. L'escrime est intelligente avant d'être matérielle, et l'intelligence doit marcher de pair avec le jugement; sans ce correctif, elle deviendrait folie.
Oui, nous le répétons, l'assaut doit être soumis à des règles certaines, et la première est l'opportunité du moment où l'oa doit le commencer.