CONSEILS GÉNÉRAUX
Voici quelques détails sur ce qu'il faut obsei'ver en assaut.
Dans le doute de ce qui va se passer, se tenir prêt à rompre en parant pour pouvoir étudier l'adversaire. Suivre ce principe malgré la précaution nécessaire de se mettre en garde hors de mesure.
Les retraites peuvent toujours se faire grandes dans les assauts d'étude, ou pour fuir un danger réel^ ou pour tendre un piège.
Les marches doivent être on ne peut plus prudentes.
Les premières attaques seront précédées de faux temps avec intention de parer ; on s'assure ainsi que l'adversaire ne veut pas tirer en même temps que vous.
Il ne faut faire de grandes retraites (comme ruse) qu'en raison des grandes inquiétudes que l'on vous donne. Sans cette précaution on devinerait le piège que vous préparez.
Sur les feintes que l'on vous fait, annoncez la parade que vous ne voulez pas prendre lorsqu'on vous attaquera.
Engagez le fer ou formez des battements pour amener l'adversaire à vous tromper, afin de faire de brillantes parades et riposter sur les coups faits pour vous surprendre.
Multipliez les marches simulées pour forcer l'adversaire à se fendre sur vous lorsqu'il sera à une trop grande distance.
C'est une preuve d'habileté de simuler le trouble, l'inquiétude, et de former beaucoup de parades pour engager un
adversaire h faire plusieurs t'eiuluii af hj de lui prendre un cotïp de temps sur la première qu'il autre prendra. . Bien que les tireurs en pï^inière ligue doivent faire leurs rpn'^parations d attaques avec prédisposition à parer, il est encore nnmx de les attaquer en ce mooient qu'à celui où ils vous attendent avec t*intention manifeste d arriver k la panide. Gardez une grande distance avec les honimesj
La parade devient iKMirakiBi dire aeceBSWie >lM!ri1»awi , âSÉM grairie failli qid ceDd^ defiifer» il^ a tre» reacnmMB^ rôaayw» to^îa^^4■^<w^[^ fDiid. • ' ^ -y^^-^innk
Après eétte esquisse rapide que je n^eswye-iiis ÊmàffJky^' tpmyemK de cet^gen qai altaqueîit ainitte«!f|piiBs^^ oikriMrt el« eiiiplojfait des eoups «^^ que Dieu ne veut pas toujours la mort d'un homme parce qu'il est atteint d'incapacité ou de démence.
A-t-on épuisé les moyens prudents, si Ton se décide à attaquer, il faut que ces attaques soient faites en coups simples, droits, froissés tirés droits, et ne passer à des coups compliqués que lorsque Ton y est forcé par la plus rigoureuse Décèssite.
Rappeles-vous surtout qu'il ne 8u£Bt pas de la jonction des fers pour se faire une boussole; cette jonction n'est nen, si TOUS n'y joignee un précieux avantage, le sentiment du fer, qualité dont la perfection constante est fort difficile lorsque l'on veut s'en faire un puissant avantage en restant dans les limites de la logique. La conséquence de notre assertion est
qu'il vaut toujours mieux joindre le fer de l'adversaire, qu'il soit bien ou mal présenté, à moins cependant qu'il ne s'écarte par trop des lignes voulues par la raison. Dans cette bypothèse, tout en gagnant un peu à tenir le fer dans une ligne trop éloignée , vous perdriez beaucoup en n'ayant plus la pointe de votre épée dans une ligne qui tiendrait en respect votre adversaire. Nos ferrailleurs d'aujourd'hui, qui s'obstinent à ne pas bannir leur devise insensée : Je fais cela dans l'assaut, mats je ne le ferais pas tépée à la main, rendent souvent impossible la jonction du fer. Cette maxime subver-* sive de tout jugement présente des dangers trop évidents pour la réfuter. Agir en dehors de tout principe reconnu, c'est vouloir forcer l'homme grave et sérieux a prendre les grelots de la folie.
Vépée à la main, celui qui voudra entrer dans le danger, en se mettant en mesure, sera forcé instinctivement par le sentiment de sa conservation à ne plus tenir son épée si éloignée de la vôtre ; placée loin de votre corps, elle est à une trop grande distance pour pouvoir former une parade avec sûreté.
L'épée ennemie est-elle hors de ligne ou dans une position dans laquelle vous ne voulez pas aller la chercher, n'oubliez jamais d'être couvert dans la ligne où elle pourrait se présenter le plus directement.
Nous ne comprendrons jamais que l'éloignement du fer puisse amener deux adversaires raisonnables à se précipiter l'un sur l'autre, ou les faire tirer au hasard ; car on peut marcher pour parer, et recommencer ainsi jusqu'à l'instant oA l'adversaire tirera ; s'il hésite, vous attaqueree^ car vous
il 6 RÉFLEXIONI^ Sl!H LES ARMES.
finissei! par élre en mesure, @t vous avez acquis h pei'sirtt^îOfl qu'on n'ose pa^ frapper le preniier coup.
Ce sout des hommes qui cherchenl à mal fairai ue sachant pas faire bienj que ceux qui ne dotmeiit pas d'épee. Imiter leur gai de ^ leurs habitudes, Vépée à ta matn^ c'est les empêcher de bouger; cepeiidaiii, jo conseillerai phitiU de les comballre par le plus grand calme, surtout loi^quc Toii est décidé à parer.
Les tireurs qui redoublent ne soûl pas très-dangereux. On a ùmis ropiniou que la riposte du lac au lac dans la Hgna droite était le moyeu le plus ceilain de les combattre. Celte assertion <iui réduit à un seul le moyen d'éviter le redouhte^ ment est nne grande erreur. Nous savons bien que cette riposte s'emploie; mais elle présente trop de chances coutraircs à celui qui croit se ilél'endre infailtiblemeHi avec elle.
Nous pourrions présenter vingt objections contre ce mo^fen^ unique pour éviter !e redoublement; nous en donnons seulement deux. — D'abord, les tireurs qui redoublent passent si rapidement d'une ligne à l'autre qu'ils ont terminé leurs deux mouvements pendant qu'ils se développent sur vous ; alors vous trouvez trop peu leur épée pour assurer votre riposte.
La seconde objection que nous voulons citer nous a été fournie par un de nos élèves ; nous la donnons sans la faire suivre d'aucune réflexion. Elle nous parait concluante.
— Vous allez tirer, disais-je un jour à un de mes élèves, avec. M. le comte d'H...; tenez-vous sur vos gardes : il a l'habitude de redoubler. — Peu m'importe, j'ai lu mes auteurs ; la riposte du tac au tac dans la ligne droite est un pré* servatif certain. — Certain ? je ne le crois pas. — Ah l mou-
sieur, je l'ai lu imprimé. — Les deux adversaires sont en garde. L'assaut commence. Au redoublement du premier, arrive la riposte conseillée. — Ils se touchent tous les deux. — Mais comment cela se fait-il? Je tire donc mal. — Non, vous tirez très-bien. M. le comte a tort, vous le tuez ; vous avez raison, mais il vous tue. Quel est l'avantage de votre riposte du tac au tac ? — Diable ! je n'en veux plus ! — Soyez moins exclusif; ce moyen peut s'employer, je ne le proscris point ; mais ce qui vaut mieux, selon moi et surtout selon le bon sens, c'est de parer le premier mouvement de Tadversaire par des enveloppements d'épée dans toutes les lignes où ce premier mouvement pourrait pénétrer ; car ces enveloppements de l'arme fournissent un coup, et si le redoublement peut avoir lieu sur l'homme qui pare, il ne peut être employé contre celui qui tire en parant.