FAUX-TEMPS
C'est une feinte employée pour faire tirer sur soi ou pour inquiéter Tadversaire et l'entraîner à des mouvements irréguliers ou dangereux pour lui. Ils s'emploient pour s'assurer que l'adversaire ne veut pas tirer en môme temps que vous; s'il fait la moindre démonstration de cette intention, il faut continuer votre assaut en précédant toutes les attaques de faux temps, afin de parer et riposter dans le but d'éviter le coup double. Le faux temps est le mouvement simulé d'un coup quelconque. 11 est d'une grande utilité contre les hommes qui tirent au moment où vous-môme portez un coup franc.
11 est très-utile de l'employer contre l'ignorant qui se précipite mal à propos sur une de vos attaques, ou contre rhomme hardi qui veut faire coup double. Il précède toujours une parade ; il faut distinguer le faux temps du menacé, qui ne sN^nploio qu(* coninio précédtMit d'attatiut*.
L(* faux t(*nips s'iMiiploie conmie moyen d'attraction pour fain* tirer l'adversaire dans une ligne contraire à celle oîi Ton est opposé.
Il ne iaul jamais commencer un assaut sans préalable ment faii'e plusieurs faux temps pour bien s'assurer des intentions de l'adversaire.
L'ASSAUT
C'est mettre à exécution tout ce que le maître a dû vous enseigner. C'est simul<»r le combat à l'épée, et non pos le rnmbot au fleuret, ce que l'on confond toujours; il y a beau-
oup trop de gens qui ne voudraient pas faire à Tépée ce [u'ils font au fleuret.
Il y a deux genres d'assaut bien distincts; l'un, celui que 58 grands maîtres ont toujours préféré et que j'ai dû adopter, st un assaut sans ambition, fait exprès pour se rendre compte le tous les moyens intellectuels ou physiques de l'adversaire^ fin de les combattre avec succès.
On ne fait jamais ces sortes d'assaut sans que la force et 'expérience en retirent un profit certain.
L'autre manière est ambitieuse et n'a qu'une seule pensée, oucher bien ou mal, mais toucher ; c'est de là que sortent 3s mauvais jeux, ce qui multiplie les ferrailleurs et porte le légoût chez les amateurs, par lesquels la grande question des jmes est toujours traitée au point de vue le plus sérieux.
Tels sont les principes théoriques rassemblés avec le plus /ordre et le plus de simplicité que j'aie pu employer. J'ai herché avant tout à donner des explications claires et précises ; je n'ai point voulu surcharger de détails inutiles la Qiémoire de l'élève ou comprimer son intelligence sous le )oids d'une multiplicité fatigante de préceptes superflus. Une héorie doit être lucide et brève avant tout, j'ai gardé pour es Réflexions les annotations d'un ordre plus élevé ; à l'écoier la théorie, à l'amateur plus instruit la seconde partie dilaetique de l'ouvrage, entre les mains de tous deux ma ré- H)mpense, si j'ai pu conquérir leur double suffrage par mes eçoDs et l'intérêt de mes observations.
ji70 LKS ARMES.