SCEAUX ARMOIRIES ET COULEURS
DE
I)KI>UIS LK PUKMIIiH EMPIlUi. 153 (;irir (les droits à payci' pour lObteiition de ces titres. Knfin deux circulaires ministé/'ielles, Tunedu i o janvier i8i5'", i'auli'e du i'''" avril i8i6'"^', firent connaître aux administrations communales les l'oi-malités qu'elles avaient à remplir j)ouirentrer dans la jouissance de leui's anc'iennes ai'inoiries, coidormément aiixdites oi'doimances royales. Au nombre de ces l'oi-malités se trouvait l'obligation, sous peine de rejet de la demande de concession nouvelle, de joindre à cette demande le brevet original des armoiries concédées pai- le gouvernement impérial.
Le comte de CliabroH'', préfet de la Seine depuis 181 y, et consei'vé dans ce poste important par le nouveau gouvernement, fit rechercher les lettres originales de la concession royale d'armoiries faite à la Ydle de Paris'*); ces lettres n'ayant jamais existé, les recherches furent vaines, et l'on attribua à la dispersion des archives de la Ville, durant la tourmente révolutionnaire, une impossibilité provenant seulement de la non-existence de la pièce cherchée.
^ iiiiies rt'clierclies
(le Iplties (le concession ro\ aie (Varmoiries données, avant 1 789 , en favenr (le
la Ville (le Paris.
On parvint cependant à retrouve)- le brevet d'enregistrement du blason de Paris à V Armoriai général de France, brevet délivré par d'Hozier le 27 février 1699, en vertu d'une ordonnance de Louis XIV
M. de Chabrol soumit alors un projet de demande de reprise de ces armoiries au conseil municipal de la Ville, qui, dans sa séance du 1 1 juillet, délibéra conformément à sa proposition
li(''apparition de*!
anciennes armoiries de
la Ville de Paris
Le dessin soumis par la Ville, le 2/1 judlet 1817 à l'approbation du gouvernement du roi, reproduisait celui du brevet original de 1699, excepté la figure du vaisseau, à qui le projet donnait la forme nouvelle d'un bâtiment de guerre de la même espèce. Le brevet ancien ne contenait que l'écusson, sans aucun ornement extérieur. Les ornements, supports, timbres ou cartouches avaient toujours, avant 1788, varié au gré de l'administration communale, ou même selon le caprice des artistes graveurs ou dessinateurs qu'elle avait employés. M. de Chabrol
'1 Appendices LUI et LV.
Appendice LIX.
Gilljert-Josepti-Gaspard , comte de Chabrol de Volvic, ancien élève de l'Ecole Polyteclinique, préfet du département de la Seine de 1 8 1 a à 1 8 1 ^ , et de i8i5 à i83o, mort en i863.
Appendices LIV et LVI.
M. de Chabrol, ayant appris que ce brevet
avait été vendu dans une vente publique, avec différents oljjets provenant du cabinet d'un particulier, en oljtint la cession par l'acquéreur, pour le prix modique auquel il lui avait été adjugé. C'est ainsi que I Hôtel de Ville de Paris est actuellement en possession de celte pièce. (Appendice LXIII.)
Appendices LX, LXI, EXlI, EXItI et LXIV.
Appendice LXV.
Supporls et
couronne.
et le conseil municipal voulurent les déterminer d'une manière fixe, et, dans le dessin proposé, ils sommèrent l'écu des armoiries d'une couronne murale, emblème adopté depuis peu pour l'écusson des villes, et dont l'usage était presque universellement établi.
Ils proposèrent, en outre, de donner pour supports à l'écusson de Paris deux tiges de lys, destinées à rappeler celles que les Parisiens portaient à la main, le jour de la rentrée du roi Louis XVIII, pour fêter son retour dans leur ville.
Dès le 10 décembre 1817, une décision spéciale du roi conférait à la ville de Paris ces ornements extérieurs, en déterminait l'émail, l'argent, et, le 20 du même mois, le blason de l'écusson d'armes était lixé ainsi qu'il suit, par lettres patentes scellées du grand sceau de l'Etat et signées de la main du roi f"^' : De gueules au vaisseau écjidpé d'argent soutenu d'une mer de même, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or sans nombre; l'écu surmonté d'une couronne murale de quatre tours d'argent et accompagné de deux tiges de lys, aussi d'argent, formant supports .
Paris conserva ces armoiries, dont nous donnons ici le dessin, jusqu'à la révolution de 1 83o.
Armoiries ^ cettc époquc , saus qu'd y ait eu aucune ordonnance rendue à cet égard, les
de
la Ville de Paris fleurs de lys proscrites suivirent dans l'exil les chefs de la brandie aînée des
sous
le roi Unis-Philippe. Rourbous. Ellcs disparurent de tous nos édifices publics et des armoiries des villes. Les frêles tiges de fleurs qui servaient de supports à celles de Paris tombèrent également; mais la couronne murale et ses quatre tours se maintinrent au sommet de l'écusson municipal.
L'administration communale de Paris, en arrachant les fleurs de lys de son écusson, ne décida rien relativement au chef, et cependant le chef eût du logiquement disparaître aussi, puisque cet ensemble constituait le signe reconnu du patronage et de la domination royale. Tout en plaçant ses armoiries sur les nombreux monuments qu'elle éleva de i83o à i853, la Ville, uniqueuient préoccupée de conserver son navire emblématique, ne songea point à déterminer héraldiquement son blason; aussi est-il impossible, au milieu de la confusion qui règne à cet égard, de s'arrêter à un type particulier. Nous indiquerons néanmoins, comme le plus ordinairement en usage, celui où les fleurs de lys sont remplacées par des étoiles d'or.
Appendice LXIX. Appendices LXVI, LXVII, LXVIII. LXX.
w Ibid. LXXI , LXXII, LXXIII, LXXIV, LXXV et LXX V I.