De ï arsenic dans la pathologie du système nerveux
Lefèvre 5
rettes arsenicales de Trousseau, employées avec succès encore aujourd’hui. 11 formulait le traitement de la façon suivante.
Pendant dix jours 2 à 4 pilules suivantes :
Extrait de belladone .
Poudre de racine de belladone .
aa
1 centigramme
20 Dix autres jours sirop ou capsules d’essence de térébenthine ;
3° Dix derniers jours du mois, cigarettes arsenicales.
Ces cigarettes sont composées chacune de 5 cengrammes d’arsénite de potasse.
Rhumatisme chronique
En 1861, Trousseau essaya l’arsenic à l’intérieur, dans le rhumatisme noueux, qu’il nous prie de ne pas confondre avec le rhumatisme chronique et le rhumatisme goutteux.
En 1864, Guéneau de Mussy, considérant les résultats remarquables dans le rhumatisme noueux obtenus avec les eaux où la présence de l’arsenic a été nettement constatée, eut l’idée d’appliquer à cette affection les bains arsénicaux. Il ordonnait ces bains tièdes à 33 ou 35 degrés avec 2 à 10 grammes d’arséniate de soude, et à certains malades, pour qui les bains étaient insuffisants, il donnait de la liqueur de Fowler. Les premiers effets des bains étaient des douleurs, parfois assez vives. Dans ce cas il prescrivait un Uniment calmant. D’autres fois les mala-
des avaient des inquiétudes dans les membres; dans ce cas il suffisait d’espacer un peu les bains. Mais après quelque temps de médication, la tuméfaction diminuait, la souplesse remplaçait la rigidité et les déformations s’atténuaient, l’atrophie musculaire même semblait disparaître. C’est alors que le traitement par le massage et la gymnastique devait intervenir.
Rarement, au dire de Guéneau de Mussy, la médication a échoué ; il y a eu toujours sinon guérison, du moins sensible amélioration.
Nous rappellerons en terminant que quelques tentatives furent faites pour traiter par l’arsenic le goitre exophtalmique et l’épilepsie, mais sans appréciable résultat.