D? LES ARTÈRES
des branches pie-mériennes des artères moyennes des segments intéressés. Mais, dans ces cas, les symptômes de l'oblitération de ces rameaux ne pouvaient avoir d'existence individuelle. Ils se superposaient à ceux de la compression des faisceaux blancs, auxquels ils se distribuaient.
On trouve des observations dans lesquelles Le rôle de l'artère moyenne peut être mis en évidence. Deux sont plus particulièrement suggestives à ce point de vue, car elles sont comparables, quoique relatées à plusieurs années de distance. Les auteurs n’ont pu donner d'explication des phénomènes qu'ils avaientconstatés.Ce sont celles de Gauckler et Roussy (1) et celle d'Homolle (2). Dans les deux cas, on trouva des lésions limitées à un segment de la moelle, avec intégrité de l'axe spinal audessus et au-dessous de la lésion.
Dans la première observation, il existait un foyer de myélite parenchymateuse, à mi-chemin entre 4 et 5 dorsales, avec sclérose névroglique secondaire, la moelle étant restée saine au-dessus et au-dessous de la lésion. Les auteurs l'ont expliqué par la persistance d’une multitude de petits vaisseaux qui traversaient le foyer de sclérose, et qui assuraient la nutrition de la moelle. Toutefois, des vaisseaux néoformés ne jouent qu'un rôle secondaire dans la nutrition des organes normaux. Ils n’ont pas l'élasticité des artères, et ne peuvent régulariser le cours du sang. Il me semble que c’est là, au contraire, un exemple typique de la lésion d'une artère moyenne, qui a toute la valeur d'une expérience. Les artères 4 et 5 dorsales sont des artères moyennes (pièces Il, V), c’est-à-dire radiculopie-mériennes. Le foyer de myélite parenchymateuse intéressait leur territoire, et S'y était localisé, tandis que dans les segments sus ef sous-jacents la circulation continuait à être assurée par les artères principales.
Dansl'observation d'Homolle, ils'agissait d'une malade ayant présenté, un mois avant sa mort, une paraplégie motrice absolue, et chez laquelle on ne trouva aucune lésion des cordons antéro-latéraux, L'affection consistait en une méningo-mryélite
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’rogrès médical, 1876.
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syphilitique de la région dorsale inférieure, survenue en période secondaire. L'auteur constate la paralysiesans pouvoir en donner la raison. Or, il est rationnel d'admettre que la méningite subaiguë qui siégeait au voisinage de la région lombaire, région des artères principales, avait déterminé à un moment l'oblitération incomplète de l'artère nourricière, par extension du processus méningé.
Artère principale.
Si la lésion, enfin (traumatisme, compression, artérite, embolie), porte sur une artère principale, le syndrome vasculaire antérieur sera constitué ; la moelle sera altérée profondément, ayant été privée du sang que lui apportait son principal vaisseau nourricier, et l'artère principale n'ayant pu remplir sa fonction.