LES MODES DE TRAITEMENT
Les ostéoarthrites aiguës directes de la hanche
Les différents modes de traitement, appliqués par tel ou tel chirurgien, ont tous leurs indications suivant les diverses formes cliniques.
Nous exposerons ces divers modes de traitement et indiquerons les cas auxquels ils s'appliquent.
1° La désarticulation de la hanche. — Conseillée par Chassaignac, elle est indiquée dans les cas de suppuration ancienne avec des lésions osseuses grave, infectant l'organisme, susceptible d'entraîner une septicémie chronique.
2° La résection de la tête fémorale et du col. —
Cette opération n’est actuellement admise par personne, sauf dans de très rares cas où elle est alors une intervention de nécessité, lorsque les partie osseuses ses sont détruites par la suppuration.
3° La résection de la tête fémorale. — Elle est indiquée dans les cas suivants :
a) Dans les ostéoarthrites très graves à allure septicémique, avec atteinte sévère de l’état général. Elle s'impose et elle constitue la seule chance de sauver le malade.
b) Dans les formes d'intensité moyenne, la réseclion est indiquée le lendemain ou les jours suivant arthrotomie, si celle-ci est insuffisante, lorsque l’état général reste grave et la température élevée.
Ombredanne estime que l’abiation des 2/3 de la tête est suffisante pour assurer un bon drainage et que le rudiment de tête conservé est utile pour la reconstitulion de l'articulation.
c) Dans les cas de lésions étendues et profondes de la tête fémorale ou d'un décollement aigu de l'épiphyse.
d) Dans les ostéomyélites à point de dépaét acétabulaire, la résection est souvent nécessaire pour avoir une voie d'accès large sur la lésion osseuse initiale.
4° La trépanalion de l'os. — On a conseillé la trépanation d'emblée de l'os atteint.
Celte manière d'agir n'est pas exempte de danger, on à constaté que celte ouverture large pouvait infecter la moëlle osseuse, souvent relativement indemne, ou l'articulation voisine,
Portwich commence par une incision périostée el trépane secondairement ou fait même une résection plus complète, si la température ne tombe pas les jours suivants.
La trépanation immédiate a de rares indications et la méthode de choix dans l’ostéoarthrite aigue est la simple meision de l’abcès sous-périosté.
9° L'arthrolomie Simple. — L'arthrotomie simple est le plus souvent suffisante dans les ostéomyélites de la hanche de gravité moyenne, et c’est à elle qu'on aura le plus souvent recours. Le drainage est suffisant.
LENS 0e
6° Les ponctions répétées. — On a vu certames ostéomyélites, à forme subaiguë, guérir par des ponclions répétées. Cette méthode a été utilisée par Froehüch, Ritter, Lefort, mais ce sont là des curiosités cliniques. Peut-être la vaccinothérapie permettra-t-elle, plus tard, de généraliser cette méthode, qui, à l'heure actuelle, ne comporte que des indications exceplionnelles.
Les ostéomyélites extra-articulaires
Ostéomyélites trochantériennes et diaphysaires hautes. — T1 faut se borner, au début, à intervenir sur le foyer osseux, ouvrir largement et précocement l’abcès osseux et réaliser aussi complètement que possible la désinfection de l'os malade. Incision de l'abcès sous-périosté (incision linéaire de Lefort), trépanation immédiate de l'os, si la gravité des symptômes l'exige ou évidemment secondaire, si la température ne tombe pas.
Lorsque la tuméfaction est diffuse et que l’on craint l'existence d’une arthrite, on ponctionne l’articulation ; si le liquide retiré est séreux, on ne touche pas à l'articulation ; s’il est purulent, l'ouverture large de l'articulation est indispensable.
L'arthrotomie doit être faite si l'état général fait présumer l'existence d’une arthrite septique.
Ostéomyélites de l'os coxal. — a) Ostéomyélites de
l'ischion et de la branche ischio-pubienne : Elles déterminent rarement des arthrites aiguës et l’arthro-