‹ Les Arthrites de la Hanche dans l’Ostéomyélite aiguë de l’adolescence et de la seconde enfanceChapitre 31 sur 59 · HORDE · texte numérisé non relu

HORDE

Pas de phénomènes généraux.

4 Septembre : Au niveau de l'extrémité inférieure du fémur gauche apparaît une tuméfaction douloureuse, chaude, rouge. On a en cet endroit une sensation d’empâtement à la palpation. La température s'élève à 3805, 30°.

La radiographie montre que la région bulbaire inférieure du fémur est le siège d’une suppuration sous-périostée.

Le 29 Septembre, nouvelle intervention (Dr Piquet) sous anesthésie chloroformique, la région fémorale inférieure est incisée par voie externe.

Immédiatement après l’incision de l’aponévrose, le pus se fait jour à l’extérieur. Incision des muscles, puis du périoste La diaphyse fémorale apparaît érodée, percée de plusieurs petits pertuis.

Trépanation de l’os. Drainage.

Suppuration abondante.

Le 10 octobre, la plaie opératoire de l'extrémité supérieure de la cuisse est presque cicatrisée.

Le 20 octobre, la cicatrisation est presque complètement terminée au niveau de la région épiphysaire fémorale inférieure.

Le 4 mars 1926, la petite malade revient dans le service. La hanche est ballante. Néanmoins la marche est possible dans une certaine mesure, mais la claudication est très accentuée : à chque pas, la partie supérieure du fémur remonte vers la fosse iliaque. Le raccourcissement est de 11 cm. ; il est particulièrement Corrigé par le port d’une chaussure à forte semelle. La malade n'éprouve aucune douleur, ni spontanément, ni dans les mouvements de la cuisse sur le bassin.

On décide d'intervenir pour faire cesser cette claudication qui rend la marche très difficile.

Intervention le ÿ mars 1926 par M. le Professeur Le Fort. Pa malade est couchée sur le côté droit. Une incision longue de 20 cm. part de la partie supérieure et externe du fémur et suit l'axe de celui-ci pour s'incurver légèrement en arrière. On arrive sur la partie haute de la diaphyse, qui est entourée d’un bloc de tissu fibreux dont l’ablation est assez malaisée. Une fois cette abrasion terminée, on arrive sur de l'os sain qu'on avive et qu’on taille en forme de tenon. La cavité cotyloïde est remplie de tissu fibreux et c'est à peine si le doigt en reconnaît la place, On libère le sourcil cotyloïdien et la partie sus-

Jacente de l'os iliaque du tissu fibreux qui les recouvre. Ün ciseau est placé perpendiculairement à la direction de l'os coxal au niveau du sourcil cotyloïdien et enfoncé dans l'os, au maillet, à un centimètre de profondeur. Le ciseau est basculé vers le bas de façon à créer un rebord osseux saillant à la partie supérieure du sourcil cotyloïdien. Cette mortaise est approfondie de façon à former une cavité profonde de 2 cm. La partie supérieure du fémur est placée dans cette mortaise. Pas de pro-

. thèse métallique.

La cuisse est mise en abduction et un appareil plâtré la maintient dans cette position.

2ne Groupe

Les OSTÉOMYÉLITES à POINT de DÉPART EXTRA-ARTICULAIRE

OSTÉOMYÉLITES FÉMORALES

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