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MERE

L'ARTHRODÉSE DE LA HANCHE

malheureux, au contraire, on assisterait à l'apparition d’une pseudarthrose médiane et à la résorption progressive de la greffe. Nous n'avons pas observé ces faits malheureux. Les opérés d’arthrodèse par greffon para-articulaire doivent être, 1l est vrai, immobrlisés rigoureusement dans un appareil plâtré pendant un temps minimum de cinq à six mois et davantage si l'aspect clinique et radiologique n’est pas satisfaisant. Nous avons vu aussi des incidents et des accidents : des pseudarthroses et des fractures. Nous les décrirons dans un prochain paragraphe. Dans aucun cas, nous n’avons vu cette pseudarthrose médiane suivie de résorption du greffon. Au contraire, la plupart des greffons sont actuellement parfaitement calcifiés et ont augmenté de volume depuis leur mise en place. Les accidents de fractures et de pseudarthroses ont été sans conséquence importante et, à l'exception de deux ankyloses incomplètes que nous avons signalées, les 17 autres malades sont actuellement parfaitement ankylosés. Il nous a semblé, en relisant certains travaux expérimentaux, que les conditions du problème n'étaient pas absolument les mêmes ; sans parler des expériences de greffons placés simplement dans les tissus, sans contact osseux et qui sont évidemment voués à la mort, les expériences réalisées sur de petits animaux ne paraissent pas démonstratives, les conditions d’immobilisation, en particulier, n’étant pas suffisamment respectées. Enfin, chez l’homme, certains résultats mauvais ou insuffisants (Kappis, Farell) paraissent dus à une immobilisation trop courte (15 jours chez certains auteurs). Il semble aussi que toute cette physiologie expérimentale des greffes puisse être sujette à révision. Notons en particulier le fait qu'aux réinterventions on n’a jamais trouvé de greffons « mous » mais toujours des greffons de bon aspect, solides et bien vascularisés.

Les greffes en pont doivent donner de bons résultats mais à condiüon de respecter certains principes élémentaires. La technique de l'intervention est extrêmement simple, encore faut-il assurer un contact ossesx parfait aux deux extrémités du greffon, il faut, en particulier, que le greffon ne soit pas à une de ses extrémités (inférieure, en général) en porte-à-faux, et maintenu à force dans la fente trochantérienne par un simple catgut. Il est bien évident que le catgut ayant lâché au bout de quelques jours le greffon perdra le contact osseux et la pseudarthrose sera fatale. Cela est si vrai que lorsqu'on s’en aperçoit sur la radiographie de contrôle, qu’on ne

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