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La malade est une tabétique notoire. Dès le premier
abord, elle frappe par un ptosis et du strabisme divergeant par son facies pâle et des déformations caractéris-
tiques des genoux.
L’inlterrogaloire ne nous apprend pas grand chose sur ses antécédents : son père est, mort paralysé; elle est la plus jeune de quatre frères et sœurs qui sont bien portants. |
Pendant toute son enfance elle a été bien portante. Elle
se marie en 1910. Son mari est atteint de bronchite chro-
nique et d'emphysème. Elle a eu deux enfants : l’un est mort à 3 ans, de méningite; le second à 18 ans, d’un .chaud et froid, dit-elle. Pas de fausses-couches.
Histoire de la maladie, — C’est en T919 qu'elle a ressenti les premiers symptômes du tabes. Elle se plaint alors d’élancements dans les deux jambes ou parfois d’une sensation de « picotement de fourmis ». Ces douleurs apparaissent par crises durant 24 à 48 heures, une à deux fois par semaine, avec des semaines d’accalmie.
Il y a cinq ans la malade fait une. chute sur le genou gauche, qui enfle énormément. Elle entre à l'Hôpital Boucicaut, on pratique une ponction qui ramène du sang. Au bout d’un mois elle ressort, le genou déformé mais pas douloureux; elle marche facilement.
Une seconde fois elle vient à l'Hôpital, cette fois pour une arthropathie du genou droit. Elle reviendra encore. deux fois, à cause de douleurs fulgurantes, mais ne veut subir aucun traitement et chaque fois repart après une quinzaine de jours. ;
Depuis un an elle présente de grossès déformations des
deux genoux, mais continue de marcher sans canne.
Examen. — Les réflexes tendineux sont abolis aux deux membres.
L'’ataxie des membres inférieurs est impossibe à rechercher à cause des arthropathies multiples. Il existe une ataxie considérable des membres supérieurs à laquelle s’ajoute un tremblement d’origine alcoolique.
La sensibilité profonde semble peu modifiée ainsi que la sensibilité superficielle. Il n’y a pas d'hypoesthésie.