CXLIV L'ART FRANÇAIS
lui demander « un sujet en état de diriger ce superbe monument». Clérisseau eut Tinsigne honneur d^étre jugé a le plus propre à répondre aux vues de llmpératrice o .
4* Percier.
Après Boulée , deux hommes exercèrent aussi une grande influence sur l'enseignement de l'architecture , Peyre jeune et David Leroy ; tous les deux poussaient de toutest leurs forces à la restauration de Tarchitecture antique pure^ luttaient contre toute transaction et s'opposaient à toute concession au a mauvais goût». On avait proposé, en 4785^ pour sujet du prix d'architecture^ un projet pour la sépulture des rois et des princes de la famille royale. Un élève de Leroy ^ Fontaine^ qui devait avoir plus tard cette célébriâP que Ton sait^ fit un monument tout païen et qui^ suivant son biographe officiel , aurait mieux convenu à la race d'Agamemnon qu'à la fanulle du roi très-chrétien. Ses /[camarades furent pris d'un enthousiasme extravagant à la vue de ce chef-d'œuvre d'absurdité, et leur fureur ne connut plus de bornes quand ils apprirent que son auteur n'avait obtenu que le second prix. Voilà pour l'enseignement de David Leroy, a Peyre forma une école célèbre^ disait M. Quatremèreide Quincy^ d'où sont sortis nos plus habiles architectes; c'est à son influence que la France doit Thonneur d'être aujourd'hui pour l'Europe le point central de l'étude de l'architecture. »
De cette école devait sortir Percier.
On se prit en même temps d*une rage aveugle contre l'architecture du moyen Age^ contre tout ce qui rappelait a le fanatisme et la tyrannie», et, entre mille exemples, le plus caractéristique est celui-ci :
Petit-Radel% inspecteur général des bâtiments civils, exposa au salon de Tan vui ^ trois tableaux ainsi décrits dans le livret :