‹ Les artistes français à l'étrangerChapitre 21 sur 202 · Percier · texte numérisé non relu

Percier

Après Boulée} deux hommes exercèrent aussi une grande influence sur renseignement de l'architecture, Peyre jeune et David Leroy; tous les deux poussaient de toutes leurs forces à la restauration de l'architecture antique pure, luttaient contre toute transaction et s'opposaient à toute concession au « mauvais goût ». On avait proposé, en 1785, pour sujet du prix d'architecture, un projet pour la sépulture des rois et des princes de la famille royale. Un élève de Leroy, Fontaine, qui devait avoir plus tard cette célébrité que l'on sait, fit un monument tout païen et qui, suivant son biographe officiel, aurait mieux convenu à la race d'Agamemnon qu'à la famille du roi trèschrétien. Ses camarades furent pris d'un enthousiasme extravagant à la vue de ce chef-d'œuvre d'absurdité, et leur fureur ne connut plus de bornes quand ils apprirent que son auteur n'avait obtenu que le second prix. Voilà pour l'enseignement de David Leroy. « Peyre forma une école célèbre, disait M. Quatremère de Quincy, d'où sont sortis nos plus habiles architectes ; c'est à son influence que la France doit l'honneur d'être aujourd'hui pour l'Europe le point central de l'étude de l'architecture. »

De cette école devait sortir Percier.

On se prit en même temps d'une rage aveugle contre l'architecture du moyen âge, contre tout ce qui rappelait « le fanatisme et la tyrannie », et, entre mille exemples, le plus caractéristique est celui-ci :

Petitr-Radel ', inspecteur général des bâtiments civils, exposa au salon de l'an vin • trois tableaux ainsi décrits dans le livret :

Page 1