RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES
L'origine de la puissance de la Prusse remonte è l'époque de la révocation de l'édit de Nantes fi 685). Une des causes les plus considérables du développement de cet État fut en effet l'établissement à Berlin et dans le Brandebourg de plusieurs milliers de protestants français. Un grand nombre de nos artistes se réfugièrent à Berlin, en 1 685 : parmi eux on cite les peintres Abraham Ramondon, Henri Fromenteau, Jacques Vaillant ; les architectes Paul Detan (de Béziers).
1 Huber et Rost, t. VIIL p. 212.
* Huber et Rost. t. VIII, p. 212.
Abraham Quesney et Pierre Boinet, qui présidèrent, avec les ingénieurs Cayart et de laChiese, à la construction des principaux édifices publics de Berlin et au rétablissement de plusieurs villes du Brandebourg, qui n'étaient que des amas de ruines depuis la guerre de Trente Ans1. A ces noms il faut encore ajouter ceux de l'orfèvre Golivaux, des architectes Jean et Emmanuel Detan, et des émailleurs Jean-Pierre et Ami Huault.
Dès cet époque, un certain nombre d'artistes français travaillèrent donc à Berlin; mais c'est surtout pendant le règne de Frédéric le Grand, admirateur passionné de nos arts et de notre goût, que les artistes français, appelés par Voltaire ■ et le marquis d'Àrgens \ exécutèrent à Berlin cette grande quantité d'œuvres que nous allons énumérer.
LENOTRE (André), architecte et . dessinateur des jardins du Roi, né en 1613 à Paris, mort le 15 septembre 1709, aux Tuileries. Élève de Vouet*. — Le premier
ouvrage français fait en Prusse est le jardin du château d'Orianenbourg1, qui fut tracé d'après les dessins de Lenôtrc •.
DETAN (les frères), architectes, de Béziers. — Ces trois frères, Pierre- Paul, Jean et Emmanuel, se réfugièrent en Prusse, en 1685. Pierre- Paul devint contrôleur des bâtiments7.
QUESNEY (Abraham), architecte, mort à Berlin en 1726. — Il se réfugia à
Berlin, en 1685, et y construisit la maison des Orphelins et le temple de la Frederichsstadt ; ce dernier monument fut bâti sur le plan du fameux temple de Charenton*.
COUVAUX (Samuel), orfèvre, né à Nettancourt. — Golivaux vint à Berlin, en 1685, en même temps qu'un grand nombre d'orfèvres et de joailliers français réfugiés. Colivaux était un' orfèvre très-habile, qui a formé de nombreux élèves en Prusse •.
HUAULT (Jean-Pierre et Ami), peintres en émail, de Châtellerault. — Jean-
1 Histoire des réfugias protestants de France, par Ch. Weiss, t. I, p. 155.
2 « J'engage des peintres et des sculpteurs, et je pars pour la Prusse. > Voltaire au roi de Prusse, Correspondance, 1740.
1 Le marquis d'Argens fut chambellan du roi de Prusse et diffccteur de la classe des belles-lettres dans l'Académie royale des sciences de Berlin. Voyez ses Mémoires. 1 vol. in-8°;1807.
4 D'après Perrault.
5 Ce château a été bâli par le Grand-Électeur, mort en 1688.
« Discription de Berlin, par Frédéric Nîcolaï, « vol, in-8» , 17G9, p. 487. Les indications très-précieuses sur tes artistes contenues dans ce livre sont tirées de divers ouvrages manuscrits ou imprimés, entre autres : Relation des artistes, qui oyat vécu à Berlin, par le major Humbcrt, inséré dans : « Nachrichten von K&nst\crn und Kunstsachen >, Leipzig, 1768, in-8°, traduit par Falbe.
7 France protestante.
* France protestante. «
9 France protestante.
Pierre et Ami Huault se retirèrent à Genève, en 1671, avec leur père Pierre Huault. Jean-Pierre et Ami Huault se sont fait une réputation comme peintres en émail. En 1686, ils se rendirent à Berlin et furent pensionnés par l'Electeur. .On montre dans le château royal des ouvrages qui leur font honneur, entre autres une famille de Darius, d'après Lebrun. Quelques-uns de leurs portraits ont été gravés. En 1700, ils retournèrent à Genève !.
GODEAU (Siméon). — Frédéric Ier, roi de Prusse, avait fait construire pour la reine Sophie-Charlotte, le château deLietzenbourg, par Schlùter. Les magnifiques jardins de ce château ont été dessinés par Lenôtre, qui envoya pour les exécutef , Siméon Godeau. Ce château s'appelle aujourd'hui Charlottenbourg*.
BIUEBE8 (Jean-Baptiste), architecte et graveur, né à Parte, mort à Barby
après 1720 Élève de Jean Marot. — Braebes entra au service de l'électeur de Brandebourg, en 1690, comme capitaine-ingénieur. Il a composé un grand ouvrage intitulé : « Vues des palais et maisons de plaisance de S. M. le roi de Prusse, dessinées et gravées par Braebes, ing. jet arch. de S. M. » Get ouvrage a été publié à Augsbourg en 1733, et contient quarante-sept feuilles. Brœbeç fut appelé en 1720 à Barby, pour la construction du château de cette ville; il y est mort quelques années après 8.
BOULARD (Simon), peintre. — Simon Boulard avait été moine bénédictin en France ; il s'était appliqué en même temps à la peinture. Il embrassa le protestantisme en Suisse, et vint à Berlin en 1699. Il n'avait guère d'invention, et ses tableaux d'histoire sont presque tous faits d'après des estampes *.
CHAUVEAU (Rbné), sculpteur, né le 2 avril 166S à Paris, mort le 5 juillet 1722 à Paris. Élève de Girardon et de Pb. CafBeri. — Après Un long Séjour en
Suède,René Ghauveau,en revenant en France, en 1700, passa par Berlin. « Il avoit des lettres de recommandation, tant de plusieurs seigneurs suédois que du comte d' A vaux, ce qui le fit bientôt connoitre à la cour de Berlin. L'Électeur lui fit proposer de lui sculpter un cabinet à Chernchouse (Schœnhausen), maison de plaisance auprès de Berlin. Il fit ce cabinet en six semaines; S. A É. lui envoya dans une bourse 3,000 livres pour cet ouvrage, et le fit prier de rester pour travailler à son salon de Berlin. » Chauveau refusa, supplia le prince de vouloir bien lui donnçr son congé, l'obtint non sans peine et revint en France 5.
1 France protestante.
* Schrall, Court d'histoire des Etats européens, t. XXXV, p. f01. 3 Description de Berlin, p. 575. — Heinecken.
* Description de Berlin, p. 575.
5 Vie de François Chauveau et de ses deux fils Evrard et R;nl, pi: Pi/.! )i. • i
BOTT ou BODT [Jean db), arcbitecte-iogéaidur, né à Péril on 1*70, mort à
Dresde le t janvier 1749. Élève de Blondel. — Jean de Bodt naquit en France de parents réformés ; il quitta sa patrie en 1685 et passa en Hollande, où, en 1690, il entra au service du prina» d'Orange comme capitaine d'artillerie et du corps des ingénieurs. Ce ptfnce étant monté sur le trône d'Angleterre, Bodt l'y suivit. Il fut employé, non-seulement dans les fortifications et au siège de Namur en 1695, mais ayant fait connaître ses talents pour l'architecture civile, il eut part à la construction de Whitehall, à Londres. Après la mort du roi Guillaume III (1702), il entra au service de Brandebourg, où il obtint la place de capitaine des gardes, faisant en même temps les fonctions d'architecte. Son premier ouvrage d'architecture à Berlin, fut l'arsenal que Nehring avait commencé et que Grùnberg avait continué sur les dessins du premier. Bodt fit des changements considérables dans toute la disposition, et changea diverses choses aux façades, de sorte que l'arsenal, tel qu'on le voit présentement, a été construit d'après ses idées1. Il a bâti plusieurs maisons à Berlin et à Potsdam '. Il a aussi donné les dessins de l'hôtel des Invalides et des écuries royales. A Potsdam, il a travaillé au château ; il y a fait le beau portail avec coupole,qui est du côté du marché. A Wesel, il a constnyt la porte de Berlin •. Après la mort du roi Frédéric Ier, il resta au service de son successeur, Frédéric-Guillaume, qui réleva au grade de général-major; mais en 1728, il passa au service de l'électeur de Saxe*.
HULOT (Guillaume, sculpteur. — Le sculpteur Hulot vint à Berlin avec Jean de Bodt; il a fait les quatre grandes statues des deux cotés de l'entrée de l'Arsenal, représentant : l'Arithmétique, la Géométrie, la Mécanique et la Pyrotechnie*,. Hulot travailla aussi à la porte de Berlin à Wesel. Il retourna ensuite en France, et fut employé aux travaux de Versailles *.
CHARPENTIER (René), sculpteur, né à Cuillé en la province d'Anjou7, mort à Paria le 15 mai 1723, à 43 an»8. Elève de Girardon. — Charpentier vint aussi
Îrimée par les soins de MM. Th. Arnauldet. P. Chéron et A. de Montaiglon ; Paris, annet, 1834, broch. in-8*. ç. 34 et 31.
1 T. 'arsenal Pfil un KpI AA'itifiA On Lm
Un),
Hulot.
Wolf.
1 J.-Aug. de Lehninger, Description de la ville de Dresde, 1782, petit in-8°, p. 131-2, et France protestante.
3 Description de Berlin, p. 572 et 498.
4 De Lehninger.
5 Voyez ta note 1 de cette page.
« Description de Berlin. — La France protestante dit qu'il était réfugié à Berlin,
comme protestant.
7 Otterin, Description de l'Académie, p. 137. ' Mariette, Abecedario, t. I. p. 361.
avec Jean de Bodt à Berlin. Il « décoré plusieurs édifices élevés par cet architecte. Entnefutres œuvres, il a fait les trophées et ornements qui sont au portail àty château de Potsdam, élevé par de Bodt *. Charpentier retourna ensuite à Baris, où il fut reçu académicien le 27 mai 1713. « Il joignoit, dit Ipariette, à beaucoup de talent dans son art, une grande probité et une piété singulière *. »
CAYART, ingénieur. *— Gayart, colonel-ingénieur, avait servi en France sous Vauban et était entré en 1692 au service de l'Electeur. Il construisit, de 1701 à 1705, l'église française de Berlin, sur le modèle du célèbre temple de Gharenton, élevé en 1624 par Desbrosses et démoli en 1685*.
VOLUMŒER (Jban-Baptiste) .compositeur. — Volumier était, au commencement du xviii8 siècle, maître de concerts et de ballets à Berlin. Il y a composé la musique de plusieurs ballets. En 1706, il fut engagé à la cour de Saxe comme maître de ballets et de concerts, et mourut à Dresde en 1 738 *.
PESNE (Antoine), peintre d'histoire et de portraits, né à Paris le 25 mai 1683, mort à Berlin le 5 août 1757 5. Elève de son père, Thomas Pesne, et de son oncle
Delafosse. — Thomas Pesne, porfraitiste, frère du célèbre graveur, J.-Th. Pesne, donna les premières leçons à son fils Antoine, qui devint ensuite l'élève de Charles Delafosse, son oncle maternel. En 1 706, Antoine Pesne alla en Italie; il se rendit d'abord à Rome pour y étudier les œuvres des grands maîtres du xvie siècle, et bientôt après il alla à Naples, et de là à Venise, où il travailla beaucoup d'après le Titien et le Giorgione. Il se lia à Venise avec Gelesti, excellent peintre de portraits, des préceptes duquel il profita beaucoup, et en étudiant les maîtres Vénitiens il développa toutes ses grandes qualités de coloriste6. Sa réputation commençait à s'établir. Il avait fait en 1707, à Venise,le portrait du baron de Kniphausen,qui,de retour à Berlin,montra ce tableau au roi de Prusse, auquel il plut tant, que le roi l'appela à son service en 1710 7. Pesne, avant de se rendre à Berlin, alla d'abord à Rome pour y épouser la fille du peintre de fleurs J.-B. Gayot-Dubuisson, avec lequel il vint plus tard en Prusse; et comme il voulait devenir membre de l'Académie royale de peinture de Paris, il peignit à Rome le. portrait du directeur de l'Académie de France, N. Vleughels. Ce portrait réussit parfaitement, et Vleughels l'envoya à Paris à l'A.ca-
1 Description de Berlin, p. 498 et 577.
* Mariette, Abecedario.
3 Description de Berlin, p. 116 et 576. — Voyez aussi page 197.
* Fétis.
5 Registres de l'ancienne Académie de peinture et de sculpture.
« D'Aryens, p. 227.
7 Description de Berlin, p. 589.
démie,qui n1hésita pas à s'adjoindre son «uteur1: Pesnese rendit alors à Berlin où il eut commandes sur commandes, • ttftl-seulement de la cour, mais encore des grands personnages du royaume. Il était de bon ton à cette époque de faire faire son portrait par un artiste français ■, et Pesne devint le peintre à la mode. Il y avait autrefois à Potsdam et à Sans-Souci une foule de portraits peints par Pesne pendant le règne de Frédéric-Guillaume (1713-1740), car pendant tout ce règne il ne fit presque que des portraits, qui de l'avis unanime des contemporains, sont d'une grande beauté. Manyoki ne trouvait pas d'artiste supérieur à Pesne pour le portrait et le coloris*. D'Argens en fait aussi le plus grand cas et lui adresse même des éloges exagérés. « Pesne, dit-il, possède comme coloriste plus de vérité que Rigaud ; il a une force qui manque souvent à Largillière,et la noblesse dont Rembrandt est toujours dépourvu. »
Voici la liste aussi complète que nous ayons pu la faire des portraits de Pesne.
Portrait du prince d'Anhalt-Bernbourg, Auguste, peint à Berlin en 1725; gravé par Schmidt, 1750.
Portrait du prince d'Annal t-Dessau, Léopold, généralissime des armées du roi de Prusse, peint à Berlin; gravé par Schmidt; gravé aussi par Busch et par Wille.
Portrait de Georges Dietlof von Arnim, ministre du roi de Prusse, peint en 1742; gravé par Schmidt, 1756, gr. in-folio.
Portrait de Frédéric-Auguste, électeur de Saxe et roi de Pologne ; gravé par Bernigeroth, in-folio.
Portrait de mademoiselle Barbarina ou Barberini. — A Sans-Souci. Portrait de Frédéric-Guillaume Borck, ministre du roi de Prusse, peint en 1732 ; gravé par Schmidt en 1764, in-folio.
Répétition de ce même portrait avec quelques changements dans la coiffure et les ornements ; gravé par Petr. van Gunst.
Portrait du chancelier Samuel Liber de Gocceji ; gr. par Schmidt en 1751.
Portrait de mademoiselle Gochois.
Portrait de J.-B. Coignard, imprimeur, peint à Paris en 1724, gravé par G.-E. Petit.
Portrait d'Antoinette-Elisabeth de Borck, baronne de Danckelmann; gravé en 1729, par J. Faber, à Londres.
Portrait de l'orfévre-bijoutier, Joannes-Melchior Dinglinger ; gravé par Schmidt en 1769. — Le môme, gravé par Wolflgang, en 1722. Portrait de madame Dinglinger.
1 Nagler. — Ce portrait est aujourdlhuiaumusée de Versailles.
1 Nagler. #
3 Janneck, p. 261 . Cet auteur appelle toujours Pesne, l'illustre Pesne.
Portrait du peintre Dubuisson. — A la galerie de Dresde.
Portrait de Ch.-€i. Dubut, sculpteur de la eour de Bavière ; gravé par Haid en manière noire.
Portrait du docteur J.-Théod. Eller, conseiller du roi de Prusse, peint en 1740; gravé par Schmidt en 1754.
Portrait du baron d'Ërlach, capitaine des Gent-Suisses, et de sa famille ; gravé par P. Tanjé en 1760, terminé par D. Berger. « Ce tableau, haut de dix pieds, large de douze, contient cinq personnes de grandeur naturelle. Le baron d'Ërlach est peint droit en habit antique, tel que le portait autrefois le colonel des Suisses; sa femme est assise entourée de deux jeunes filles et d'un garçon. Le fond du tableau représente une chambre ornée de meubles précieux. Ge tableau rassemble tout à la fois les qualités d'un très-beau tableau d'histoire et celles des plus excellents portraits. Un seigneur anglais voulait en donner 20,000 livres ! . » — L'esquisse de ce tableau est au musée <> Berlin.
Portrait du général Fouqué. — Au palais du roi, à Berlin.
Portrait de l'électeur de Brandebourg, Frédéric III, devenu roi de Prusse en 1700, sous le nom de Frédéric I°r, mort en 1713. — Au palais du roi, à Berlin. — Il existe une gravure d'un portrait de Frédéric Ier, faite par Houston, d'après l'original en la possession de la princesse douairière de Galles, à Kew. — On voit encore des portraits de Frédéric III, gravés d'après Pesne, per Houbraken et Tanjé.
Trois portraits de Frédéric-Guillaume, roi de Prusse, au palais du roi, à Berlin; — gravés par Schmidt, 1737-39 ; par Wolfgang, 1737, et par B. Picart, in-4° \
Portrait de Frédéric-Guillaume avec sa famille. — Au palais du roi, à Berlin.
Portrait de Frédéric II, dit le Grand. Pesne a fait plusieurs fois le portrait de Frédéric le Grand; -ces portraits sont dans le musée et dans les palais de Berlin ou de Sans-Souci '. Nous savons que celui qui est au musée royal de Berlin a été peint en 1739, avant que Frédéric ne fût roi. M. Waagen 4 croit que le beau portrait de Frédéric le Grand qui est au château de Hamptoncourt est de Pesne. Nous n'avons pu savoir où étaient exactement les autres portraits de Frédéric le Grand, peints par Pesne, ni en avoir une bonne description, ni connaître leur nombre. Ces divers portraits ont été gravés par Bernigeroth (celui qui a été peint en 1740); par G. BoAnehr, Haid, Esaias Nilson, Schleuen, Schmidt, Ryland, Wille, "Wolffgang.
1 D'Argens, p. 230.
* On voit au musée de Versailles un assez médiocre portrait de Frédéric-Guillaume II, attribué à Pesne. Selon M. Dielitch, ce portrait n'est certainement pas de Pesne, et nous nous rangeons bien volontiers à cet avis.
3 L'un est au palais du roi à Berlin. .
4 Trcasures ofart t* Great Britai*. 3 vol. in-8». London, 1854 : t. II, p. 368.
Portrait de Frédéric, margrave de Bayreuth. — Au palais du roi, à Berlin.
Portrait de madame de Grapendorf ; gravé par Schmidt.
Portrait de Frédéric Hoffmann, conseiller de S, M. Prussienne ; gravé par Petit, à Paris, en 1739, petit in-folio.
Portrait du conseiller privé Jordan; — au palais du roi, à Berlin.
Portrait de James Keith, feld-maréchal, mort en 1758; gravé par Baillie.
Portrait du sculpteur King; — au palais du roi, à Berlin.
Portrait du baron de Kniphausen, peint à Venise en 1707.
Portrait du baron de Knobelsdorf, chambellan du roi de Prusse ! ; — dans la galerie de M. von Marrées, à Berlin.
Portrait de Delamettrie ; — au palais du roi, à Berlin.
Portrait de Jacques Lenfant, auteur des Conciles de Constance et de Pise ; gravé par B. Picart (1724).
Portrait de Jean Mariette, graveur et libraire, peint en 1723, à Paris; gravé par J. Daullé (174 7\
Portrait de madame d'Œrzen f.
Portrait en buste de Newton; gravé par N. Edelinck.
Portrait d'Antoine Pesne et de sa famille. — Au palais du roi, à Berlin.
Portrait d'Antoine Pesne, gravé par Schmidt en 4732. — A la galerie de Dresde.
Portrait de madame Pesne *.
Portrait de la fille de Pesne; — à la galerie de Dresde.
Portrait de mademoiselle de Platen.
Portrait de mademoiselle Porregiani en Hébé. — Au palais du roi, à Berlin.
Portrait de la danseuse Reggiani; — au. palais du roi, à Berlin.
Autre portrait de la Reggiana ou de la Reggiani; — au palais du roi.
Portrait du graveur G.-Fréd. Schmidt et de sa femme, peint en 1748. — Au musée de Berlin. — Un autre, chez M. Nauman, à Berlin.
Portrait du conseiller Senff; — au palais du roi, à Berlin.
Deux portraits de Sophie-Dorothée de Brunswick, reine de Prusse, femme de Frédéric-Guillaume ; — l'un au palais du roi, à Berlin ; l'autre dans la galerie de M. von Marrées, à Berlin. — L'un des deux, le premier sans doute, a été gravé par Houbraken.
Portrait du général Schwerin ; — au palais du roi, à Berlin.
Portrait du prince Poniatowski (mort en 1762), père du roi Stanislas- Auguste. — A la galerie du palais de Lazienki, à Varsovie4.
1 D'Argeas, p, 230.
* D'Argens. *
3 Q té par FioriUo.
4 Catalogue de cette galerie, dans la Revue universelle des arts, t. M, p. 57 ; 1856.
Portrait de L. de Silvestre, peintre; gravé par Zucchi.
Portrait de la princesse royale de Suède *, en habit de cour.
Copie de ce portrait pour le comte de Tessin, 1744.
Autre copie de ce même portrait pour la duchesse de Brunswick, faite en 1745.
Autre copie de ce môme portrait pour la margrave de Scheved, faite en 1745.
Grande copie en pied de ce même portrait pour le feld-maréchal comte de Schwerin, faite en 1746.
Portrait de cette même princesse en domino jaune, et plusieurs copies de ce portrait ".
Portrait de Nicolas Vleughels, peint à Rome ; gravé par Jeaurat en 1725. — Au musée de Versailles.
Portrait de H. Vogueil, marchand de Londres ; gravé par J. Faber.