‹ Les artistes français à l'étrangerChapitre 6 sur 202 · louis XIV · texte numérisé non relu

louis XIV

La période la plus belle du xvii0 siècle se terminait, lorsqu'à la mort de Mazarin (1661), Louis XIV prit la direction des affaires. « Gouvernant presque seul, il mit partout l'empreinte de son goût dans la politique, dans la religion, dans les mœurs, dans les arts et dans les lettres 4. » Il imprima à son temps un ineffaçable cachet de noblesse,

1 Au moment où Louis XIII appelait Poussin à Paris, M» Des Noyers voulait faire venir d'Italie des peintres, des sculpteurs et des architectes. Poussin écrivait, à ce propos, à M. Lemaire (1639) :

• Vous devez avertir Monseigneur Des Noyers, pour son honneur, concernant les peintres italiens que Ton mande pour aller en France, qu'il n'y en fasse point aller de moins suffisants que les François qui y sont ; car j'ai bien peur que les bons n'y aillent pas, mais quelques ignorants à 1 égard desquels les François s'abusent assez

grossièrement: et Dieu veuille à ce qu'au lieu d'y faire connoître la vraie peinture, n'arrive tout le contraire. •

1 Mellan a gravé à Rome beaucoup de portraits d'après ses dessins et d'après Vouet. Il y a exécuté aussi cette admirable estampe de saint Pierre Nolasque, fondateur de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, pour Barcelone, où était le monastère chef-d'ordre. La pièce, de la composition de Mellan, représente saint Pierre Nolasoue porté par deux Anges à l'église où il ne peut se rendre à cause de sa faiblesse. Mellan a gravé encore pour le même monastère, deux autres estampes représentant Notre-Dame de Socos et 1 es saints martyrs de l'Ordre. Mellan vécut à Rome de 1624 à 1636. — Voyez Mariette, Abecedario*

3 Fiorillo, Hut. des arts du dessin en Allemagne, t. III, p. 181 (en allemand].

4 Cousin, Madame de Longueville, Avant propos.

XVIIe, XVIIIe, XIXe SIÈCLES 67

d'élégance et de grandeur. L'unité, mais quelquefois aussi l'uniformité, est le principal caractère des arts au temps de Louis XIV. Pour l'établir et la maintenir, le Roi trouva, dans Le Brun, l'homme qui lui convenait; le premier peintre de Fouquet, devenu le premier peintre de Louis XÎV, devint aussi le maître de l'Académie, « le conducteur et directeur des peintures des maisons royales », et le directeur de la manufacture des Gobeiins. Le Brun fut un vrai dictateur, auquel furent asservis tous les artistes contemporains, peintres, sculpteurs, graveurs, orfèvres et mosaïstes ; Mignard seul, premier peintre .du due d'Orléans, resta en dehors de la soumission générale.

Deux grandes œuvres inaugurent cette période : la coupole du Valde-Grâce, peinte par Mignard, et la galerie d'Apollon, au Louvre, décorée sous la direction de Le Brun. La fresque de la coupole du Valde-Grâce, pleine d'ordonnance et d'harmonie, « se compose de quatre rangs de figures, qui s'élèvent en cercle depuis le bas jusqu'au haut de la voûte. £>ans la partie supérieure est la Trinité, au-dessus delàquelle s'élève un ciel resplendissant. Au-dessous de la Trinité sont les Puissances célestes. En descendant d'un degré, on voit la Vierge et les saints personnages du Nouveau et de l'Ancien Testament. Enfin, à l'extrémité inférieure est Anne d'Autriche, présentée dans le paradis par sainte Anne et saint Louis, et ces trois figures sont accompagnées d'une foule de personnages appartenant à l'histoire de France, parmi lesquels on distingue Jeanne d'Arc, Gharlemagne, etc. ' »

La galerie d'Apollon est le premier grand ouvrage que Louis XIV ait ordonné. L'ancienne galerie avait été détruite par un incendie, en 1661 ; aussitôt Louis XIV la fit reconstruire et chargea Le Brun d'en diriger toute la décoration. Le plafond de la galerie d'Apollon, est le plus riche et le plus beau de tous ces plafonds qui ont été faits pendant le xvii° siècle ; la royauté, jusqu'alors écrasée par le luxe de la décoration des hôtels particuliers, reprenait sur ce point une éclatante supériorité qu'elle était décidée à maintenir en toutes choses. On ne peut qu'admirer dans ce grand ouvrage la richesse de l'invention, la beauté de l'exécution et la splendeur de l'ensemble.

Les peintures de la galerie d'Apollon1 représentent l'histoire d'Apollon : l'Aurore, l'Étoile du matin, Apollon triomphant, le Soir et la Nuit; les Saisons, les Mois, le Triomphe de la Terre, le Triomphe d'Amphitrite s'ajoutent au poëme principal ; une élégante ornementation sculpturale se mêle partout aux peintures, et des Captifs, les

1 Cousin, toc. cit. p. 236-37. t Aujourd'hui, ajoute-t-il, faute de soin et d'un entretien nécessaire, la belle fresque est dégradée et les figures supérieures sont à peine visibles. » — La fresque du Val-de-Grftce a été gravée par G. Audran. — • Cet éclatant morceau de savante peinture, « comme dit Molière, rappelle sans cesse les Bolonais , mais le goût particulier que l'on retrouve dans toutes les œuvres de Mignard lui maintient un caractère très-français.

1 Quelques-unes ont été faites sous Louis XVI.

Muses, des Fleuves et des Cariatides en stuc, encadrent de tous côtés les voussures et les cartouches du plafond. Les sculpteurs Gaspard et Balthazar Marsy, Girardon et Regnauldin; les peintres d'ornements Léonard Gontier, Jacques Gervaise, Baptiste Monnoyer et Jean Lemoine travaillèrent sous la direction de Le Brun.

La galerie d'Apollon resta inachevée lorsque Louis XIV abandonna le Louvre pour Versailles; elle était dans le plus déplorable état, lorsqu'on 1848, la République en ordonna la restauration ; M. FélixDuban l'exécuta avec le succès le plus complet; alors M. Eugène Delacroix peignit son beau plafond d'Apollon triomphant1.

C'est à Versailles qu'il faut nous transporter maintenant pour suivre l'histoire de la grande peinture officielle. Le beau Versailles de Louis XIV est au salon d'Apollon ; la décoration du plafond, la disposition des sculptures, l'Apollon de De la Fosse, tout y est excellent et, comme à la galerie d'Apollon, absolument français. Les salons de Mercure, de Mars, de Diane et de Vénus sont dans le môme goût et presque aussi beaux.

La grande galerie de Versailles, inférieure à la galerie d'Apollon et aux salons que nous venons de désigner, a un aspect de magnificence et de pompe qui est imposant; toute la décoration en est bien composée, l'ensemble est bien entendu, et cependant on ne peut s'empôcher de dire que ce * fastueux travail » est plus majestueux que beau et qu'il a moins de style que de splendeur *.

Ces grandes peintures monumentales, la Famille de Darius, les Batailles d'Alexandre et une foule de tableaux, attestent quelle était la fécondité de Le Brun; cependant ce n'est là qu'une partie de son œuvre. En 1660, la manufacture des Gobelins avait été créée par Colbert, qui en avait nommé Le Brun directeur. Toute une armée d'artistes travaillait aux Gobelins sous ses ordres *, car la manufacture était chargée de la fabrication des tapisseries et des grandes pièces d'orfèvrerie, de mosaïque, d'ornements sculptés et d'ébénisterie, destinées à l'ameublement des palais royaux. Le Brun donnait les dessins pour tous ces travaux.

Il me semble en vérité bien inutile de dire que, au moment où nous sommes arrivés, l'art est purement français ; nous devons savoir gré à Le Brun d'avoir fait triompher dans l'art officiel, et comme consé-

1 La galerie d'Apollon a été gravée par Saint- André, en 44 planches ; — par Ghauveau et Lemoine, en 29 planches, plus 11 planches de Bérain. — Le Louvre possède plusieurs des dessins de Le Brun relatifs à cette galerie. — Voyez Notice hist. et descript. sur la galerie d'Apollon, par Ph. de Chennevières.

* La galerie de Versailles a été gravée par plusieurs artistes d'après les dessins de Massé (J.-B.), et publiée en 1 vol. et, in-fol., 1752. — Une des plus belles œuvres de Le Brun, était le grand escalier de Versailles, démoli en 1750 ; il a été gravé par Etienne Baudet.

3 Voyez Lacordaire, Notice hist or. sur les manufactures imp, de tapisseries des GobelinSy etc., 1853, p. 58 et suivantes.

XVII6, XVIII6, XIXe SIÈCLES 69

quence partout ailleurs, le goût français, dont il est un des plus éminents représentants.

Pendant ce temps, le rival de Le Brun, Mignard travaillait pour le public, décorait l'hôtel d'Épernon et faisait une immense quantité de portraits. Sa réputation impatientait Louis XIV, mécontent qu'on osât le préférer à son premier peintre : « Ces Messieurs les Mignards sont difficiles, disait-il, ils n'ont d'éloge que pour leur héros ». Cependant le frère du Roi, le duc d'Orléans, fit de Mignard son premier peintre; il lui fit peindre à Saint-Cloud, une galerie d'Apollon, le cabinet de Diane, et une Descente de Croix pour la chapelle du château '. Le prince de Condé employait aussi à Chantilly le pinceau de Mignard. Enfin, à la mort de Colbert (1683), Louvois décida Louis XIV à se servir de Mignard, qui peignit en effet la petite galerie de Versailles * et le plafond du cabinet de Monseigneur le Dauphin1, et remplaça Le Brun, mort en 1690, comme premier peintre ; mais alors il était vieux et ne fit plus de grande peinture. Mignard, formé à l'école du Guide, de l'Albane et des Carraches, est plus italien que Le Brun; il a cependant, comme nous le disions précédemment, les qualités les plus françaises, surtout dans ses portraits de femmes •.

En même temps que Le Brun et Mignard, vécurent les portraitistes Claude Lefèvre, François Detroy, Hyacinthe Rigaud, Largillière et Vivien le pastelliste; — le peintre de fleurs, Monnoyer dit Baptiste, et Meusnier, peintre d'architecture, qui ont beaucoup travaillé à Versailles ; — le peintre d'animaux, Desportes ; — deux peintres de batailles, Van der Meulen et Joseph Parrocel.

La peinture de ce temps n'a plus de représentants tels que Le Sueur et Poussin. A ne prendre que la peinture décorative, qui est la plus importante, il faut bien dire qu'elle est loin, comme simplicité, des belles compositions des maîtres de l'époque précédente ; cependant, malgré cette infériorité, la peinture officielle du règne de Louis XIV a une certaine grandeur qu'elle emprunte à la grandeur même du Roi ; elle est pleine de noblesse et de raison; elle est modérée et bien dans le ton général de l'époque qui se pique surtout de sagesse5; comme la sculpture et les autres arts du dessin, elle est très-française par le goût, par la netteté de la composition, la cou-

1 Toutes ces peintures, aujourd'hui détruites, ont été gravées par N. et J.-B. de Poilly.

' En 1684 ; elle est actuellement détruite : elle a été gravée par G. Audran ; c'est une des plus belles estampes du maître. Ces peintures représentaient Apollon distribuant des récompenses aux Sciences et aux Arts, et Minerve couronnant le Génie de la France ; — la Prévoyance et le Secret ; — la Vigilance et Mercure.

3 Cette fresque a été détruite en 1728 ; elle a été gravée par G. Audran.

4 Qui malheureusement sont restés dans les collections particulières ; il est regrettable que Te Louvre ne possède pas un seul de ces portraits, qui caractérisent si particulièrement le talent du maître.

c Et de « propreté. ■ comme on disait alors.

leur, l'exécution, et par les types qu'elle reproduit le plus volontiers l.

Pendant les dernières années du règne de Louis XIV, trois hommes principaux remplacèrent les grands peintres d'histoire qui avaient tenu le premier rang jusqu'alors: De la Fosse, Antoine Coypel et Jouyenet.

De la Fosse est un peintre élégant et gracieux ; son tableau de Moïse1 nous avertit de l'arrivée prochaine de l'école du xvme siècle. Ses œuvres principales sont : la décoration du dôme des Invalides (1692-1705), dont le sujet principal représente saint Louis remettant sa couronne et son épée entre les mains du Christ qui apparaît dans sa gloire*, — et la Résurrection du Christ, peinte au chevet de la chapelle de Versailles.

Antoine Coypel, l'un des meilleurs coloristes de l'école française, peignit en 1709, au centre de la voûte de la chapelle de Versailles, la Gloire du Père Eternel ; le dessin de cette composition est encore celui de Le Brun, mais la couleur est plus vive et plus hardie. Coypel, devenu premier peintre du Régent, peignit au Palais-Royal (1717-19), la galerie d'Enée, aujourd'hui détruite*.

Jouvenet, sorti de l'école de Rouen, est l'auteur de plusieurs tableaux importants : la Descente de Croix (1697), la Pèche miraculeuse (1706). Il peignit à la voûte de la tribune de la chapelle de Versailles, la Descente du Saint-Esprit, et à la première voûte du dôme des Invalides, les douze Apôtres1. Ce sont là ses œuvres les plus caractérisées. La vigueur de la couleur, le goût tout français du dessin et du style, font de Jouvenet un peintre important; certaines attitudes, certaines poses tourmentées de ses personnages nous annoncent aussi l'école de Lemoine et la fin de l'école de Le Brun. Les peintures de la chapelle de Versailles sont en effet le dernier ouvrage dans lequel on retrouve les caractères généraux et le goût de l'époque de Louis Xiy.

Plusieurs artistes de cette époque, Jean Lemoine, Bérain, Jean Lepautre et Daniel Marot, ont exercé une action considérable sur le goût et sur la décoration en général. Jean Lepautre et Daniel Marot,

1 c En France mieux qu'ailleurs, on est autorisé à chercher dans les cours, parmi les femmes en renom par leur beauté, l'origine des types pittoresques », dit M.Renouvier. En effet, l'école de Le Brun reproduisit volontiers mesdames de Lavallière et de Montespan, « leur profil éminent et leurs épaules royales. » Louis XIV lui-même était devenu un type auquel tout le monde ressembla plus ou moins, dans les portraits. (Voir le portrait de Dangeau, par Rigaud, à Versailles).

* Ce tableau est au Louvre.

^ Ces peintures ont été assez malheureusemeut restaurées de nos jours. Biles ont été gravées par Cochin dans la Description historique de V Hôtel royal des Invalides par l'abbé Pérau, i vol. in-fol., 1756.

4 Elle a été gravée par Des places, Du change, Tardieu, Poilly et B. Picart.

3 Ils ont été gravés dans l'ouvrage de l'abbé Pérau.

• XVII0, XVIIIe, XIXe SIÈCLES 71

sont des architectes dont nous parlerons dans l'histoire de l'architeoture; Jean Lemoine et Bérain sont des dessinateurs, qui ont leur place naturelle dans ce chapitre. Jean Lemoine, que nous avons déjà vu travaillant à la galerie d'Apollon comme peintre d'ornements, est l'un des ornemanistes les plus élégants que la France ait produits ; il existe un assez grand nombre d'estampes gravées d'après lui; tous les sujets qu'elles renferment sont d'un goût très-pur, d'un caractère très-français et d'une grande légèreté. Jean Bérain1, dessinateur ordinaire du Cabinet du Roi, « homme d'un génie universel • », était peintre, dessinateur et graveur. Il a exercé une influence prépondérante sur la décoration et préparé l'école ornemaniste du xviii* siècle. L'élégance, qui est le caractère permanent et principal de l'art décoratif français, se retrouve chez Bérain avec la verve la plus originale et la plus féconde. Bérain dessina des costumes de théâtre et des décors"; des projets de fêtes et de pompes funèbres; des lustres, chandeliers, meubles, pendules, vases, consoles; des carrosses, des pièces de serrurerie, des bordures de tapisseries; il s'appliqua aussi à la décoration des appartements, et commença à modifier le système de décoration de Lepautre, qui, jusqu'alors, avait été exclusivement employé.

On a beaucoup gravé d'après Bérain,* et partout on adopta ses modèles et son style. Gottfried Stein, d'Augsbourg, fut un des principaux imitateurs de Bérain4.

Le règne de Louis XIV vit naître une forte et féconde organisation de l'administration des Beaux-Arts. Colbert en créa les diverses parties en vue du service du Roi. L'Académie d'architecture (1671) compléta l'Académie de peinture et de sculpture; l'Académie de Rome fut destinée à perfectionner les jeunes artistes formés par les académies de Paris; un enseignement fort et raisonné fut établi dans toutes. Tout un personnel d'officiers fut institué pour « les bâtiments et logements des maisons royales. » En tète est le surintendant des bâtiments8 du Roi, dirigeant les Académies, les travaux et les manufactures6; et au-dessous de lui, des intendants, des contrôleurs, le premier architecte, le premier peintre, etc.

L'école française eut alors une grande action à l'extérieur ; les étrangers, jaloux d'imiter ce que Louis XIV faisait à Versailles, appelèrent

1 Né à Saint-Mihiel en Lorraine; mort à Paris en 4711 , à soixante- dix-sept ans. Bérain est de Lorraine, comme Callot, comme Gillot, comme tous les hommes du caprice.

* Mercure galant de 4680 ; novembre, p. 192.

3 Ces costumes sont dans le goût extraordinaire du temps. La bibliothèque de Versailles possède un précieux volume de costumes et de décors dessinés au crayon ou peints i Pauuarello par Bérain.

* Heineken.

5 Après Mansart, le surintendant prit le titre de directeur-général. Gobelins, Savonnerie.

un grand nombre de nos artistes; le style de notre école se propagea partout '. Louis XIV favorisa ce mouvement. Pendant le séjour à Paris du duc de Montagu, ambassadeur d'Angleterre, son hôtel de Londres fut détruit par un incendie; le Roi s'engagea à supporter la moitié des frais de la reconstruction, à condition que des architectes et des peintres français y seraient seuls employés (1678). Pouget ou Puget éleva Thôtel ; De la Fosse, Baptiste et Rousseau l'ornèrent de leurs peintures.

Un nombre considérable d'artistes français travaillèrent à l'étranger pendant cette période. Nous trouvons, parmi les principaux : Louis Dorigny, Ignace Parrocel, employés par le prince Eugène, à Vienne; Vivien, par les électeurs de Cologne et de Bavière; No€l Jouvenet, par le duc de Brunswick. Gascar, De la Fosse, Baptiste, Rousseau, Largillière, Parmentier, Laguerre, travaillent en Angleterre; D'Agar, en Danemark; Olivier Dauphin, à Bologne; Pierre de Sparvier, à Florence ; Louis Guy de Vernansal, à Padoue ; Jacques Perry, à Pise; Charles-Claude Dauphin, à Turin; Ferrand, à Turin et à Gènes. Desportes alla en Pologne, puis en Angleterre et travailla pour la plus grande partie des cours de l'Europe ; enfin, en Suède, nous trouvons Evrard Chauveau, et en Russie, Caravaque.

Les étrangers qui venaient à Paris se faisaient peindre à l'envi par Rigaud*, par Detroy * ou par Largillière.

Les artistes étrangers continuèrent aussi à venir se former chez nous ; parmi eux on peut citer Henri Millot, peintre bavarois, qui étudia sous Largillière et devint un habile maître4.

Page 1