Charles Baudelaire, VArt romantique, ch. vi
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lièrc et dans leur tempérament s[)écial, sans oublier, autant que faire se pourra, aucun des aspects multiples et compliques de leur ondoyante nature. Nous dirons les idées que nous avons cru rencontrer chez eux et celles que nous les croyons susceptibles de suggérer en nos unies, tout en reconnaissant du reste par avance les inévitables erreurs où nous entraînera parfois chacune des moindres conclusions. Qu'importe! — Peut-on écrire, peut-on penser sans conclure? Et, nos thèses ne seraient elles que de simples hypothèses, faut-il, en dépit de la doctrine philosophique moderne, les condamner en bloc, alors même qu'elles sembleraient et plausibles et fécondes? Au milieu de l'universelle relativité des choses, qui oserait émettre la prétention de ne point faillir? Encore une fois, qu'importe! Nous entreprenons ce livre, moins pour l'amour de la vérité absolue — inaccessible, sinon inexistante, — que pour le plaisir seul de sentir, de douter, de réfléchir, de discuter, de vivre, en un mot, dans la société momentanée de rares et ingénieux esprits.
TlJEOPllILE GAUTIER
] . — L'homme tel qu'on Ta jugé.
II. — Sa nature véritable. — Son caractère et sa sensibilité.