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Pocmea trar/ifjucs : l'incantalinn du Loiiji

M. I.KCONTi: OK LISLK. 209

solitude nocturne acfiuiert une horreur tragique chez les chiens du Cap, hurlant au bord de la mer, sur la plage déserte '. De même, le regret de la terre natale, les appétits grossiers de la chair inassouvie, le sentiment audacieux de la force, n'ont pas d'expression littéraire plus puissante que dans les peintures des éléphants regagnant leur patrie -, du requin errant à la recherche de sa proie ■'. du lion et du jaguar à l'affût % ou du boa, qui, sur un îlot des fleuves d'Amérique,

... Se dresse du haut de son orgueil princier.

Armure de topaze et aisqué d'émcraude, Comme une idole antique immobile en ses nœuds Tel, baigné de lumière, il rêve, dédaigneuv Et splendide, et dardant sa prunelle qui rôde.

Fuis, quand l'ardeur céleste enveloppe à la fois Les nappes d'eau torride et la terre enllanunée, 11 plonge, et va chercher sa proie accoutumée. Le taureau, le jaguar, ou l'homme, au fond des hois ■'.

Cette conscience que le poète a saisie chez les êtres rudimentaires. mais pourtant animes, il la découvre, nous l'avons dit, plus has encore : il l'entend ou il la voit vaguement épandue à travers les éléments informes, se manifestant chez la forêt

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