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Il pianlo : Michel-Ange

lisme intransigeant; derrière le grand génie plastique, se cache pourtant un versificateur larmoyant et poncif, une sorte de faiseur de romances prétentieuses et sentimentales. On affirme que Walter Scott reste encore aujourd'hui pour le maître l'objet de lectures assidues. Si paradoxale que semble l'assertion, elle n'est sans doute pas très éloignée de la vérité, et, à l'influence du conteur écossais, peutètro faut-il même ajouter celle, plus lointaine, d'un écrivain qui eut son heure de gloire, qui fut sincèrement admiré de Chateaubriand et de Lamartine, et qui, lui aussi, était né à la Réunion : nous voulons dire Parny. xM. Loconte de Lisle, — quand l'homme de génie sommeille, — aime les ballades pseudo -allemandes comme les Elfes ou Christine ' ; les paysanneries amoureuses comme ses Chansons écossaises'-; les historieltos moitié musulmanes, moitié chevaleresques comme la Fille de rÉmyr •'. Sa jeunesse est hantée par cet exotisme académique d'où étaient sortis au xvni" siècle des ouvrages tels que les Incas, de Marmontel ; et il ne s'élève certes pas au-dessus de ses prédécesseurs dans quelques productions qu'ont publiées jadis d'infimes journaux de Bretagne, le Foijer ou le Sifflet. Il lui arrive même, selon les modes de la plus pure galanterie

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