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Poèmes tragiqties : l'Illusion suprême

cours de circonstances qui ne sortent pas fatalement de ses principes essentiels .

Si nous vivions au siècle où les Dieux éphémères Se couchaient pour mourir avec le monde ancien, Et de l'homme et du ciel détaciiant le lien, Kentraient dans l'ombre auguste où résident les Mères,

Les regrets, les désirs, comme un vent furieux, Ne courberaient encor que les âmes communes ; // serait beau (Vètre homme en de telles fortunes. Et d'offrir le combat au sort injurieux.

Bien plus : en ce moment encore, qu'un but soit donné à notre activité latente, et nous irons avec joie vers l'action ; que des Dieux nouveaux surgissent, qu'une foi quelconque rallume l'enthousiasme en nos âmes, et la vie vaudra d'être vécue. Elle est devenue haïssable ; il n'est pas impossible qu'elle redevienne heureuse :

0 liberté, justice, û passion du beau,

Dites-nous que notre heure est au bout de l'épreuve.

Et que l'amant divin promis à l'âme veuve

Après trois jours aussi sortira du tombeau I

Éveillez, secouez vos forces enchaînées.

Faites courir la sève en nos sillons taris ; Faites étinceler sous les myrtes fleuris. Un glaive inattendu, comme aux Panathénées ' !

Est-ce là la prière d'un bouddhiste ? Elle va môme jusqu'à offrir une singularité rare dans les invoca-

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