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Correspondance arec George Sand, lettre xxxw

2. En ce qui concerne l'épilepsie de Flaubert, bien que nous inclinions assez vers la thèse soutenue par M. Maxime Du Camp, et que nous croyions à une corrélation entre le mal du grand écrivain et la forme de son génie, nous devons reconnaître néanmoins que, scientifiquement, rien ne saurait être affirmé sur ce sujet délicat. L'épilepsie reste presque complètement ignorée dans ses causes et dans ses effets : on ne la comprend guère, on ne l'explique pas, et toutes les conjectures qu'elle a suggérées semblent également valables. La nôtre, dans le cas particulier dont il est question, pourra paraître hasardeuse : personne cependant, a priori, n'est en droit de la déclarer fausse.

quel miracle, par quel concours imprévu de circonstances il a été amené à des travaux qui ne semblent en harmonie, ni avec ses goûts, ni avec ses capacités. Sur les cinq yrands ouvrages, auxquels il a usé son existence, deux seulement rappellent le poète épique et lyrique, le visionnaire démesuré qu'il était; les trois autres, Madame Bovary, l'Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet, les plus longs de beaucoup, indiquent un psychologue plus encore qu'un artiste, un observateur pénétrant plutôt qu'un rêveur inspiré, et ils procèdent d'un genre très sensiblement différent. Or, ce genre lui était en horreur. 11 traite lui-même Madame Bovary d'histoire nauséabonde ' ; il écrit à George Sand : « Peindre les bourgeois modernes et français me pue étrangement au nez... Ces minces particuliers me sont lourds k remuer! Pourquoi se donner du mal sur un fond si piètre * ? » D'autre part, dans un des dîners chez Magny, en présence et au grand scandale des Concourt, il lui arrive de soutenir, avec Saint-Victor, celte thèse « qu'il n'y a rien à faire du moderne » •' ; et, tout le prouve, c'était bien là en effet son sentiment véritable. Mais alors, lui qui n'a jamais cherché ni le succès ni l'argent, lui qui n'écrivait que pour sa satisfaction person-

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