‹ Les artistes littérairesChapitre 142 sur 160 · Ibid., id · texte numérisé non relu

Ibid., id

' Mais encore pourquoi ce mot, en qui réside une si merveilleuse puissance de suggestion, scra-t-il le dernier du vers, celui qui, par h' son et l'ortliographe, concorde avec un ou plusieurs vocables disposés également en des places précises selon les règles fixes de la loi prosodique? « C'est que l'on entend dans un vers que le mot qui est à la rime^. » Et sur quoi enfin repose ce dernier axiome? Comme tous les axiomes, sur rien, sur le consentement universel, sur l'évidence, beaucoup moins éclalanle dans le cas actuel qu'en matière de géométrie.

Le corollaire immédiat des propositions qui viennent d'être émises et que nous avons résumées en quelques lignes, ce sera naturellement l'apothéose de la cheville, c'est-à-dire de la soudure inévitable entre les termes disjoints qui forment la base nécessaire et antérieure d'une œuvre versifiée :

Il y a toujours des chevilles dans tous les poèmes... Bieu plus; il y en a autant dans un bon poème que dans un mauvais... Toute la dilïérencc, c'est que celles des mauvais poètes sont placées bêtement, tandis que celles des bons poètes sont des miracles d'invention et d'ingéniosité-.

Thèse soutenable peut-être, malgré son allin'c de paradoxe ! Mais où s'en vont la spontanéité originale,

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