‹ Les artistes littérairesChapitre 143 sur 160 · Ibid., id · texte numérisé non relu

Ibid., id

rinspiration personnelle au milieu de ces procédés de facture industriels, auxquels doit se soumettre quiconque veut user de la parole rythmée ? L'auteur se plaint, non sans motifs, des bandelettes où le xvii^ siècle avait emprisonné et immobilisé sa poésie ^ Est-il sûr de ne pas tomber dans la même erreur? et la révolution romantique, telle qu'il la comprend et telle qu^il la définit, n'est-elle pas, au lieu d'un atfranchissement de règles formellement restrictives, au lieu de la pleine liberté donnée à tous, la simple substitution à un dogme étroit d'un autre dogme qui n''est pas moins sévère ?

Il est si nettement visible que l'habileté mécanique joue ici un rôle, sinon exclusif, en tous cas prépondérant! En dépit des conseils ultra-métaphysiques-, et même un peu nuageux dont l'auteur parsème son Traité, on sent si bien que, d'une manière inconsciente peut-être, il ramène continuellement son art à une sorte d'amusement, où la difficulté vaincue représente le principal attrait. Il s'en défend sans doute ; il adjure ses lecteurs de ne pas confondre « les capricieuses arabesques où se joue la

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