Ibid., chant III
SCS yeux, Faust', don Juan- et Napoléon -^ : l'un lui démontre la vanité de la science, l'autre la vanité de l'amour, le troisième la vanité de la gloire, et quand les sinistres fantômes se sont évanouis, on s'explique que le visionnaire ait rapporté, comme il le dit, de son séjour dans les muets royaumes, « le teint pùle des morts* ».
Mais ce qu'il a rapporté surtout, c'est la haine du trépas dont il a pu observer de près les multiples liideurs. Il y a là évidemment l'apparence d'une contradiction, assez fréquente chez les désespérés, et ipi'on a relevée souvent avec ironie, faute de la comprendre. Est-il pourtant impossible de concilier la répulsion instinctive et animale de la tombe avec une aspiration raisonnée et philosophique au quiélisme absolu ? La cerlitudc même et Ihorreur de la fin inévitable ne doivent-elles pas entrer en ligne de compte comme agents instigateurs de la foi nihiliste ? Peut-être bien ! et ce fut sans doute le cas de l'homme qui nous occupe ici. Lui qui, tout à l'heure, semblait craindre de ne pas pouvoir se dissoudre sans retour dans le vide universel, il est saisi subitement d'un frisson d'épouvante en face de la mort nécessaire; et c'est avec les prières, les flatteries humbles