Espaîîa : A Zurbaran
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colie toujours latente au fond de son âme. — M. Bergcrat a rappelé à ce sujet la jjoutade triste qu'il avait empruntée à Claudius Popelin, et qu'il aimait à répéter : « Rien ne sert à rien ! et d'abord il n'y a rien ; cependant tout arrive ! mais cela est bien indifférente » On peut citer d'autre part une lettre publiée seulement depuis quelques années, et qui, sans indication de date, remonte [robablement à 1846. Il y demandait au ministre de la guerre une concession de terres en Algérie, où il manifestait le ferme désir de se fixer comme colon ; au dos de cette requête autographe qui jamais ne fut envoyée à destination, il av.?it laissé tomber cette strophe, révélatrice d'une crise de découragement :
Sur la montagne de la vie, Au plateau de ti-ente-cinq ans, Soufflent mes coursiers, haletants De la chimère poursuivie.
Je reste là quelques instants, Brisé, mais l'âme inassouvie, Promenant mon regard glacé Sur l'avenir et le passé-.
Un autre jour encore, il répondait à Ernest Feydeau, qui l'interrogeait sur ses opinions à propos de l'immortalité de l'âme : « Certes, j'y crois ; mais, par malheur, je suis convaincu que cette seconde