Ibid., pièce xxn
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peuvent s'acquérir seulement par des études cl une expérience fort longues, et que. dans les choses de l'esthétique, les grands courants d'enthousiasme se portent rarement vers les œuvres les plus élevées. « Les gens comme moi veulent que les affaires d'art se traitent entre aristocrates, et croient que c'est la rareté des ékis qui fait le paradis ^ » Mais ceci ne le détourne nullement de commencer ses Salons de 1843 et de 1846 par des adresses aux bourgeois, qui, en 1846 principalement, montent au plus lyrique des dithyrambes : « Vous êtes la majorité — nombre et intelligence ; — donc, vous êtes la force, qui est la justice; tout livre qui ne s'adresse pas à la majorité — nombre et intelligence — est un sot livre. » Et cette apologie se prolonge pendant plusieurs pages, et Baudelaire ne cache pas une des causes de son estime pour le bourgeois ; il voit en lui l'homme qui détient l'argent et qui paye.
On trouve ainsi parfois chez cet artiste, si sincèrement épris du beau, des traces d'un bon sens pratique jusqu'à la vulgarité. Ses Conseils aux jeunes littérateurs - ne roulent que sur des questions de ménage, d'organisation intérieure, et distillent une sagesse presque répugnante; on souffre de