‹ Les artistes littérairesChapitre 58 sur 160 · Ibid., pièce cix · texte numérisé non relu

Ibid., pièce cix

du crépuscule qui descend sur la terre, il écrit :

Voici le soir charmant, ami du criminel '.

Mais le procédé qui lui est le plus habituel et qu'on rencontre k chaque page, c'est d'accoler brusquement, sans préparation ni transition, une idée ou une image horrible, répugnante, immonde, aux conceptions les plus poétiques et les plus idéalistes do sa pensée.

Quand il reprend le vieux thème des amours du poète avec la Muse, et quand il félicite son ami, M. Théodore de Banville, de la maîtrise avec laquelle, adolescent encore, il a su conquérir les faveurs de la déesse, à quoi va-t-il le comparer? A « un jeune ruffian terrassant sa maîtresse'^ ». Quand il chante ses propres passions et l'ardeur de ses caresses sur un corps qui s'abandonne, il débute avec une sorte de sensualisme oriental qui pourrait rappeler le Cantique des Cantiques :

Je t'adore à 1 égal de la voûte nocturne, 0 vase de tristesse, ô grande taciturne...

Pendant six vers, sur les dix qui forment la pièce, la même note se prolonge. Puis, subitement, le ton

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