M. Melchior de Vogiié, le Roman rusae, eh. vi
mêle à ses mélancoliques pensées l'image de scènes sanglantes :
• . . L'œil chargé d'un pleur involontaire, // rêve d'échafauds en fumant, son houka^.
Plus loin l'auteur, s'adressant à une femme, lui dira :
L'Ennui rend ton Ame cruelle-.
Et dans les Poèmes en pt^ose il reprendra la peinture du même sentiment avec une épouvantable énergie, comme dans la pièce intitulée : Assommons les pauvres ^ où il déclare s'être amusé à rouer de coups de poing et de coups de canne un misérable mendiant qui lui demandait l'auinone. Il mettra « la volupté unique et suprême de l'amour dans la certitude de faire le mal. L'homme et la femme savent, de naissance, que dans le mal se trouve la volupté K » Mais, sur ce sujet, les pages qu'il faut citer, entre toutes^ c'est le conte du Mauvais Vitrier, Détail curieux! certaines lignes se rapprochent à tel point du texte de Tolstoï que l'on jurerait qu'un des deux écrivains s'est inspiré de l'autre, si l'on n'avait l'assurance qu'ils s'ignoraient absolument.