‹ Les artistes littérairesChapitre 71 sur 160 · Ibid., t. I" (26 décembre 1860j · texte numérisé non relu

Ibid., t. I" (26 décembre 1860j

mélange à peu près incohérent, les montrent encore et toujours soumis à ces maladies obscures que la science contemporaine commence à analyser .

Eux, dont le penchant fut artistique, — presque jusqu'à la monoraanie, — ils ont, à certaines heures, une recherche du bas et du vulgaire oîi s'accusent les brusques écarts de cerveaux déréglés, que gouvernent tour à tour, et d"un extrême à l'autre, les influences les plus diverses, excepté toutefois la logique et la raison. Leur instinct les pousse vers l'idéalisme, vers la fantaisie lyrique comme l'avait comprise Henri Heine. « Saint Henri-Heine ^ ! » dironî-ils dans leur admiration. Ils débutent par des études sur un siècle spirituel et léger, dont ils recherchent avec amour les côtés mondains les plus frivoles. En I806, ils rapportent d'un voyage d'Italie un volume dans le genre des Reisebilder. mais tellement éclievelé qu'ils le brûlent sans oser en rien publier qu'un court fragment dans V Artiste. Un peu après, ils raillent le réalisme dans Charles Demailly'\ et ils l'attaquent dans un autre ouvrage comme une abdication esthétique, dès qu'il s'étale « tout vert, tout cru, tout brut^ ». Ils défendent

1. Lettres de Jules de Concourt, Lettre à Aurélien Scholl ^Hiver de 1855).

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