‹ Les artistes littérairesChapitre 83 sur 160 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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et peintres du xviu'' siècle, ou vers les primitifs de la Renaissance italienne et les exotiques de l'Extrême-Orient que se porta leur admiration illimitée: ce fut auprès d'eux qu'ils cherchèrent des inspirateurs.

Ce choix do modèles peut sembler singulier: Sainte-Heuve l'avait déjà noté comme dangereux, et il n'envisageait qu'avec défiance l'éducation qui devait en résulter pour l'c^sprit '. Du reste, — sans entrer dans aucune discussion sur ce point, — nous n'avons à considérer ces préférences que comme des symptômes caractéristiques, comme des documents pour l'étude que nous esquissons des deux hommes .

Le souci de l'inédit et de l'inconnu, qui hantait leurs esprits, ne les amenait pas seulement à cette assimilation du rare et du beau que nous avons citée; ils voulaient encore que l'art, pour être parfait, restât « la parure d'tme aristocratie'^ », et ne fût souillé par aucun contact, par aucune admiration vulgaire. « Le beau, déclarent-ils formellement, est ce qui paraît abominable aux yeux sans éducation. Le beau, est ce que votre maîtresse et votre servante trouvent, d'instinct, affreux^ v». D'autre part, ils reprochent à d'Alem-

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