CL
1 11 suffira de s'attacher ici à une seule nature de monumens , les amphithéâtres qui constituaient des édifices souvent très remarquables comme art , ainsi qu’on en peut juger par ce qui nous reste de ceux d’Arles , de Nîmes , etc. , en même temps qu’ils offraient à la population gallo-romaine les moyens de satisfaire son avidité pour les jeux du cirque.
L’architecte Legrand, dans son texte de la grande publication de Clérisscau sur les antiquités de Nîmes (in-f°, 1 804) , après avoir nommé trente-sept monumens de ce genre dont les restes sont encore appréciables, en Italie surtout, en cite un nombre presque égal dont l’existence, en France seulement, est attestée ou par de beaux vestiges ou par des traditions incontestables. Voici le résumé de sa nomenclature : Nîmes , Arles , Bordeaux ( aaâ pieds ) , Fréjus (210 pieds ) , Saintes , Orange ( indépendamment du théâtre ) , Narbonne , Die en Dauphiné , Tinliniac près de Tulle , Pc'rigueux ( 1 5o pieds sur 34o), Autun (à quatre étages), Lyon, Vienne, Doué en Anjou, Caliors, Drevant sur le Cher, Toulouse , Cimiès ( euv. de Nice ) , Paris (arènes où fut depuis l’abbaye Saint-Victor ), Nc'ris-les-Buins , Grand en Champagne , Valogncs , Nérac , Montargis ( près de ) , Dole , Besançon , Metz ; et sur de fortes présomptions : Poitiers , Bourges , Marseille , Reims , etc. Qu’on ajoute à cette nomenclature les amphithéâtres plus récemment découverts , tels que celui de Chencvières près d’Orléans , que M. Jollois a fait connaître , celui de Lillebonne et autres , et ceux très nombreux sans doute dont les traces resteront longtemps enfouies dans un sol exhaussé par la culture , et l’on en conclura que pour nos populations aussi ccs jeux ( circenscs ) étaient devenus un premier besoin, un aliment indispensable.