A E T CHRETIEN
En Gaule, comme en Orient et sur divers points de l’empire, ces saints pasteurs , choisis par leur troupeau, et presque tous gens de fortune et de distinction , quoique privés de la direction qu’ils reçurent plus tard des successeurs de saint Pierre % firent assaut de largesses et de zèle religieux , avec les célèbres fondatrices de basiliques, monastères ; et c’est surtout à nos évêques, voués aussi par
D’Agincourt aussi, dépouillant sur cette question ses préventions italiennes, dit expressément : « Lors de l’occupation d’une partie de l’Italie par les Goths et les Ostrogoths, ces » peuples 11e pouvant plus être considérés comme barbares, n’ont pas , comme on l’a dit , » déterminé la décadence des arts. »
Nous venons d’alléguer que la nation des Goths ou plutôt des Visigoths (Goths occidentaux) , n’était pas encore éteinte. Elle vit en effet, mais par bandes éparses , par troupes vagabondes, dans ces mêmes provinces de notre Midi que ses ancêtres conquirent, gouvernèrent , embellirent et préservèrent de l'atteinte d'autres Barbares ; et moins heureux quelesenfans d’Israël qui, tout en conservant chez nous leurs liens sociaux et leurs types primitifs , ont su pourvoir largement à leur existence indépendante , malgré les extorsions dont ils furent si longtemps l'objet , les malheureux Ca-Goths, parias dans leur propre royaume, sous le nom de Bohémiens , de Gilanos, y traînent la plus déplorable existence , en proie à la misère , en butte aux populations qu'ils effraient par leur aspect même et surtout par le renom qui s’attache à leur science supposée de l'avenir , triste res source qui n’est pas plus de ce siècle que l’incurie administrative , pour l’application à ces malheureux nomades des principes de notre organisation sociale, sur l’égalité des droits et des charges, principes auxquels des réglemens d’ordre public , fermement exécutés , finiraient par les soumettre. Ainsi s’acquitterait , en partie du moins , la dette de la France envers leurs pères.
La malédiction publique, qui pesait autrefois sur ces chiens de Goths (Caas-Goths) nommés aussi Capots et Gezialins (pour lépreux) , car ils étaient réputés ladres et infects , se justifiait du moins , dans les idées religieuses du temps , par les miasmes d’Arianisme qu’exhalaient, disait-on, les descendans d’Alaric et de Théodoric, et dont la contagion physique même était tellement redoutée , qu’on vit les états de Navarre , pays dont la coutume interdisait à ces malheureux tout contact avec les fidèles , même dans les églises , solliciter de leur duc , en 1460 , que défense fût faite aux Cagots de marcher pieds nuds, sous peine de les avoir percés, et qu’ils fussent tenus de porter sur leurs habits la patte d’un animal immonde qui , comme la croix rouge des juifs , eût signalé de loin à la répulsion générale ces réprouvés de ce monde dont l’afiirmation ne pesait dans la balance de la justice que le dixième d’un témoignage ordinaire ; mais sur quel fond baser aujourd’hui le mépris , sinon la proscription de ces infortunés , qui , froissés sans doute dans les relations nécessitées par le métier de charpentier qu’ils exerçaient généralement, comme les Gabaonites, à litre de punition , sont presque tous livrés au vagabondage ?
• Nous avons dit plus haut , qu’alors même que les chefs spirituels de l’Eglise n'eurent plus à lutter à Rome contre une administration païenne , leur puissance temporelle resta très longtemps bornée, et ne put s’exercer que par des exemples isolés et dans leur circonscription épiscopale : c’est ce que firent Célestin fer, Sixte III , saint Hilaire et Simplicius,
t/aAt ch rôties.
leur illustration même aux devoirs de l’épiscopat dont les populations leur imposaient le fardeau , et de plus stimulés peut-être par l’exemple des rois goths ariens, et d’accord avec eux du moins sur ce point, qu’on doit d’avoir vu luire dans nos provinces, vers le milieu du Ve siècle , une belle aurore monumentale , présage du degré de splendeur qu’atteindrait plus tard Fart français appliqué aux besoins comme aux pompes du culte triomphant.
Quelques démonstrations nous semblent essentielles pour bien nous fixer sur la nature et l’importance des germes, à peine existans aujourd’hui à l’état de substructions, de nos grandes cathédrales du moyen âge , comme pour prouver que les abondans produits des forêts de la Gaule n’ont pas seuls, comme l’ont avancé quelques auteurs, défrayé la grande architecture chrétienne et monumentale de ces siècles reculés.
En écartant, faute de preuves suffisantes, l’origine placidienne de la Daurade de Toulouse , la basilique de Lyon , construite sous les Burgondes, par l’évêque Patiens 1 , nous semble devoir
en décorant avec magnificence les églises de Sainte-Sabine, de Saint-Paul, de Sainte-Marie- Majeure , de Saint-Jean de Latran, de Saint-André , etc. ; encore est-il à remarquer que ces décorations , consistant principalement en mosaïques (décrites par Ciampini) , ne constituaient que de menus travaux comparés à ceux qu’à la même époque certains évêques provinciaux faisaient exécuter à leurs frais sur divers points de l’empire.
• Saint Patiens , à qui Sidoine donne , comme à saint Remi , évêque de Reims , à saint Loup, évêque deTroye, etc., etc. , le titre de papa (père), qui ne devint qu’en 1073 , sous Grégoire VII, la qualification exclusive du souverain pontife, occupa le siège de Lyon vers le milieu du Ve siècle. Si la lettre x du livre ne de l’œuvre de Sidoine est classée à son ordre chronologique , ce qu’il y dit de l’église que Patiens venait de construire : « Ecclesia nuper exstructa Lugduni est,» daterait, comme saint Vincent, à peu près de 558.
Dans une autre lettre (xn du livre vi) , Sidoine cite d’immenses et innombrables largesses du même prélat, qui distribua dans les Gaules désolées le blé qu’il achetait de ses propres deniers , et nourrit gratuitement les populations d’Arles, de Riez, d'Orange, de Viviers, d’Avignon, de Valence, de T rois-Châteaux , etc. ; il entre à cet égard dans des détails qui donnent la plus haute idée des ressources personnelles dont disposaient certains évêques de ce temps , même dans la Gauic , qui comptait parmi ses prélat* de ce rang des petits-fils d’empereurs , tels qu'Avitus et Apollinaris , évêques de Vienne et de Valence. Aussi nos populations se ressentirent-elles du luxe vraiment royal que déployaient ces évêques dans leur charité comme dans leurs travaux d’art religieux , ainsi qu’avait fait à Milan saint Ambroise, également de noble race, et dont la grande fortune reçut un pareil emploi.
u Tes mains , dit Sidoine à Patiens (lettre xn du livre vi) , préviennent par leurs aumô- » nés celui que ses pieds n’ont pu porter jusqu’à toi. Je ne parle pas des dépenses que tu
l’art chrétien.
être l’un des premiers et sans doute aussi le principal édifice de ce genre , dont la description nécessairement exempte d’enflure , d’après le caractère de son historien, présente des détails arcliitec-
» fais chaque jour pour les malheureux , de ton abstinence que vante le roi en venant à )> tes dîners (ut constat indesinenter regem prœscntem prandia tua ) , des présens que 3) tu fais à ton église , d'ornemens qui font douter si les travaux anciens que tu réparés ,
» l’emportent sur ceux que tu fais exécuter , des nombreuses basiliques dont tu as jeté » les fondemens , ni des richesses dont tu les dotes ( omitto per te plurimis basilicarum 3) fundamenta consurgere , ornamenta duplicari) , etc. » Sidoine ajoute : « La plupart 33 de ces choses te sont peut-être communes avec tes collègues (ut horum aliqua tamencum 33 reliquis forsan communicanda , collegis » ) , ce qui généralise notre remarque. En effet , depuis le IVe siècle , l’archevêque qui , selon l’institut de saint Grégoire , apôtre d’Arménie, faisait partie de la famille royale , soit qu’il lui appartînt ou non , devait se conduire en prince , et traitait presque de pair avec les rois que nous verrons dans tout le cours du moyen âge et encore au-delà , requérir l’hospitalité des évêques et surtout des abbayes où ils se rencontraient avec ces prélats. C’est ce que nous permettra d’établir avec preuves le dépouillement que nous avons fait par dates et par localités des ordonnances de nos rois. A ces époques, c’était un moyen de relever encore le sacerdoce aux yeux du peuple.
L’indépendance des évêques de toute autre autoriié que celle des conciles jusqu’à l’époque où nous sommes parvenus , est d’ailleurs un fait constant et qui se corrobore par les débats contradictoires de plusieurs pères de l’Eglise, tels que saint Ambroire, saint Chrysostôme, etc., contre saint Augustin, saint Jérome et autres, sur le sens qu’on devait attacher à ces paroles du Christ : « Tu es Petrus et super hanc pelram, etc. ; mais, ainsi 33 que l’observe M. Michelet (t. pr, p. 112), à mesure qu’on avance dans le Ve siècle , on 3) voit peu à peu tomber l’opposition , les papes et leurs partisans élèvent plus haut la voix 3) jusqu’au moment où Léon-Ie-Grand prit le titre de chef de l’Eglise universelle. )3
Pour bien se fixer sur ce qu’étaient les évêques de la Gaule , même après le milieu du Ve siècle , nous renverrons au Cours d’ÎIistoire moderne de M. Guizot, qui peint à larges traits la vie que menaient saint Hilaire , saint Loup et Sidoine lui-même comme évêque de Clermont , et nous montre ce dernier , d’après sa lettre à Eriphius , menant de front une pratique religieuse, une partie de paume et l’exercice de son esprit poétique sur des Nugce ; mais si l’on veut juger de l’influence que donnait à ces évêques leur mission de diriger et presque de gouverner les populations même indépendantes de celles ressortissant à leur épiscopat , il faut lire les deux lettres (xxv du liv. iv et ix du liv. vii) où Sidoine raconte à Domnulus et à Perpétuus la manière dont s’y prirent Paliens , évêque de Lyon , et Euphrenius , évêque d’Aulun , pour empêcher que l 'élection populaire d’un évêque de Châlons ne leur donnât pour collègue un homme qui n’avait d’autre mérite que l’ antiquité de sa race c t des richesses qui lui permettaient d’acheter des suffrages , de séduire par sa cuisine , etc. (prétention que nos Hustings ne rappellent souvent que trop) , et les soins que se donna Sidoine lui-même, lors de la vacance de l’évéebé de Courges, pour déjouer les séditions et les brigues contraires à l’élection de son candidat Simplicius.
On trouvera, en outre, dans l’ouvrage cité plus haut de M. Guizot (t. P»-, H2), l’exemple antérieur de saint Ambroise qui, venu à Milan , comme gouverneur de cette ville, et
toniques formant autorité dans cette discussion ; aussi les vers bien connus, et déjà cités plus haut, par fragmens , de Sidoine Apollinaire , réclament-ils encore ici une place sous d’autres rapports :
» fntus lux micat , atque Bracteatum 3) Sol sic sollicitatur ad lacunar,
» Fulvo ut concolor erret in métallo.
3> Distinctum vario nitore marmor,
» Pcrcurrit cameram, solum, fenestras,
3> Àc sub versicoloribus figuris » Vernans herbida crusta sapphiratos » Flectit per prasinum vitrum lapilios ;
33 Huic estporticus applicata triplex 3> Fulmentis Âquitanicis superba,
3> Ad cujus specimen remotiora 3) Claudunt atria porticus secundæ,
)> Et campum medium procul locatas » Vestit saxea silva per columnas.
(Lib. ir, epist. x.)
Or, que trouve- t-on dans nos plus riches sanctuaires des âges plus rapprochés , qui ne se rencontre dans la description de cette église du milieu du Ve siècle? S’il faut, comme nous l’établirons ailleurs {y. chap. vu, Peintures sur verre) , interpréter au lieu de prendre à la lettre ce qu’on y dit des figures de diverses couleurs , des
s’étant , en cette qualité , rendu à l’église pour faire cesser le tumulte que causait l'élection d’un évêque, séduisit tellement le peuple par son air et par ses paroles, qu’à ces mots sortis , dit-on, de la bouche d’un enfant : Il faut nommer Ambroise, l’élection lui fut décernée d’une commune voix. Le rang d’évêque était donc alors bien supérieur à celui de gouverneur de ville, pour qu’ Ambroise n’ait pas hésité à renoncer à sa première misiion.
Ce fut par une contrainte d’autre sorte que l'empereur Avitus , notre compatriote et beaupère de Sidoine Apollinaire , se vit , après de briilans hauts faits et un règne assez pâle de quatorze mois , consacré de force évêque de Plaisance , à la suggestion de Ricimcr qui l’avait fait déposer. Là ne s’arrêta pas, malheureusement pour lui, celte bizarre transformation d’empereur en évêque ; d’évêque, il devint... proscrit et fugitif, et mourut à Brioude en regagnant en toute hâte ses montagnes d’Auvergne. Le panégyrique de ce prince éphémère que son gendre, à peine alors âgé de 25 ans (450), avait prononcé à Rome et qu’on trouve dans ses oeuvres , avait valu à Sidoine l’honneur de figurer en bronze dans le forum de Trajan : nouvelle preuve de la poursuite de ces démonstrations d’art , dans les plus déplorables circonstances , après les ravages d’Attila et presqu’au milieu des décombres laissés par Genséric, dont le sac ne précéda que de soixante-quinze jours la proclamation d’ Avitus,
î/ ART CHRÉTIEN.
vitraux verdoyatis, pour ne pas reculer de six siècles l’origine réelle de nos verrières à sujets peints, ne reste-t-il pas encore assez de preuves de la recherche du luxe de cet édifice , dans le tableau que Sidoine nous offre des marbres qui le revêtaient du pavé à la voûte , de ses divers portiques soutenus de belles colonnes de marbre cC Aquitaine , de ses lambris dorés et de leurs rejlets métalliques , et surtout, quanta la question des matériaux employés alors , de la forêt de colonnes de pierres qui environnaient la grande nef , disposition qui semble exclure le bois, du moins comme matière principale affectée au soutènement des sofites et faîtages? et Ton viendrait, en présence de pareils témoignages, d’autant plus remarquables qu’ils s’appliquent à la Gaule, plus spécialement bouleversée par les Barbares, et encore tremblante du retentissement des pas d’Attila, nier, comme on le fait, que l’art subsistât à ces époques , et que ses mandataires, s’il en existait, hors d’état de créer, fussent même capables de copier ! Mais, poursuivons $ et avant d’appuyer le récit de Sidoine par des citations tirées d’autorités non moins incontestables, Grégoire de Tours, Fortunat, etc., passons de la constatation de cette première magnificence architecturale à quelques remarques spéciales sur l’état , à cette époque , de diverses autres branches de l’art chrétien.
Pour la sculpture , nous croyons avoir établi par nos longues argumentations sur les sarcophages et sur les statues, arcs votifs, etc., que , si ses produits comme art étaient loin de la perfection qu’ils atteignirent aux deux premiers siècles , sa culture du moins, loin d’être délaissée, s’étendit même par son application aux monumens funéraires des plus simples particuliers , et que c’est peut-être moins à l’absence de génie et de talent des artistes qu’aux cercles mystiques qui leur étaient tracés et au caractère religieux qu’on requérait de leurs œuvres , qu’on doit , en général, l’absence du style et la raideur de leurs compositions , dont un grand nombre appartenait au Ve siècle. La culture de la peinture , dont le temps a encore moins respecté les traces , à moins qu’on n’y comprenne les mosaïques où le concours de cet art est nécessaire comme premier moyen d’élaboration, ne peut être mise en doute à n’en juger même que par le talent, dans ce genre , qu’on prête à l’empereur d’Orient , par le tableau commandé par Attila, et par ce que dit Sidoine des figures de diverses couleurs qui ornaient la basilique de
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Lyon , et de la simplicité exceptionnelle dont il lit preuve en se bornant à faire peindre en blanc sa maison de campagne et surtout le bain (lib. i , let. il) , au lieu de la décorer de peintures obscènes , qui , tout en faisant admirer l'art , déshonorent V artiste 1 : elle se prouverait aussi , non seulement par beaucoup d'autres textes con-' temporains, tels que la mention faite par saint Paulin (ep. xxxn, ad Sever .) de la décoration peinte des églises de ce temps, et par Ruri* cius, premier évêque de Limoges , de la lutte qu’il soutenait avec la magnifique Ceraunia , en chargeant l’un et l’autre des peintres d’orner les temples du Seigneur (Ruricius , magnifi. Ceraunia , lib. h, ep. xiy , etc.), mais aussi par l’exécution de plusieurs pla-^ fonds des Catacombes que les partisans même de la décoration rétrospective de ces cryptes ne font remonter qu’au milieu du Ve siècle 2 -, de même que dans l’opinion commune qui date des mêmes époques de curieux manuscrits des bibliothèques du Vatican et de Vienne , on trouverait un surcroît de preuves de la pratique de cet art et de la fertilité des idées qui présidaient à la composition des sujets, notamment dans les cinquante miniaturesdu Virgile ( d’Agincourt, pl. xx à xxyi), et dans les quatre-vingt-huit qui décorent le manuscrit grec de la Genèse, données par Bartoliet pard’Agincourt (pl. xix et peinture) ; mais il suffit que des doutes graves se so'ient élevés sur l’époque réelle à laquelle ces miniatures appartiennent , pour que nous hésitions à nous en prévaloir dans notre système. Il ne nous appartiendrait à aucun égard de nous prononcer sur cette
; « Non hic per nudam pidorum corporum pulchritadinem turpis prostat historia, quæ » sicut ornât artem , sic devenustat artificem. »
2 Indépendamment des inductions qu’on peut raisonnablement tirer, selonnous du moins, de notre petit exposé sur l'époque de la consécration par les canons de l'Église du culte de la Vierge comme mère de Dieu , pour ne voir dans les images de la Vierge et de l’Enfant- Jésus trouvées dans les Catacombes, et qui n'auraient pu échappera la vue pénétrante de saint Augustin , que des produits d'art postérieurs à 431 , on trouvera dans le savant discours historique sur la peinture, d’Eméric-David (p. 99 et suiv.), des détails qui ne nous paraissent laisser aucun doute sur la poursuite, pendant les Ve et VIe siècles, de la décoration des Catacombes, depuis longtemps le lieu ordinaire de la sépulture des papes, et particulièrement sur l’exécution due à Jean Je»-, pape en 523, « d'une partie des pein- » tures qui subsistent dans les catacombes de Sainte-Priscille , et qu’ont publiées Bosio , » p. 515 à 529 , et Aringhi , 1. iv, t, II, p. 269 à 283 : renovavit cœmetcrnm Priscillœ » ( Anast, , in Joan , 1.) »