‹ Les arts au Moyen AgeChapitre 47 sur 49 · S GO · texte numérisé non relu

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l’art chrétien.

» fracta et pro libitu dilapidata, gemraæ ejus mirificæ pessum- » datæ, etc. » (p. 4^40

Apparition de saint Maïeul qui se montra plus tard , et pendant quarante ans, le digne successeur du célèbre Odon. Les parens de Maïeul comblent de nouveaux dons l’abbaye, où ces sortes de ressources abondent, comme on voit, de toutes parts. Maïeul, envoyé dès lors à Rome par l’abbé Aymard, y puisa nécessairement comme Odon, le goût et les moyens d’appréciation des grands specimen de l’art, études involontaires sans doute, mais dont dépendit nécessairement la floraison de notre art chrétien de ces époques : description de l’abbaye de Montmajour, près d’Arles, fondée par Saint-Hilaire, construite par Charlemagne, reconstruite en 948 (p. 4^9)i de l’autel du monastère du Montolive (évangélistes aux quatre coins), et dédicace de la nouvelle basilique de Fulde en présence d’Othon qui la combla « benejîciis et muneribus » (p. 462).

949* — Construction du monastère de Peyrissas (Patricianum) *.

g5o. — Restitution du monastère de Saint-Père-de-Chartres (p. 468) et du monastère de Saumur (p. 47°) • Mention de l’existence dans ce dernier lieu de « vas cœnce dominicce , thuribulum cum pedibus a sancto Eligio fabrication , missalem et psalterium, quibus sanctus Florentius usas fuisse memoratur » (p. 47 O? et grand nombre de fondations et de restitutions détaillées (p. 470 à 478).

953. — Dédicace de la basilique Coxanensis dédiée à Saint-Germain-d’ Auxerre (p. 483).

g5 q « — Restauration du monastère de Grandaal en Alsace

1 Quoique nous n’ayons pas cru devoir étendre cette analyse, déjà trop longue, aux autres états chrétiens, tels que l’Italie et l’Espagne, où se manifestaient en même temps des témoignages au moins analogues de la culture de l’art chrétien, nous ferons ici une exception pour les travaux d ’Aligernus, abbé du Mont-Cassin, qui se voua tout entier, vers le milieu du Xe siècle , à l’embellissement de son monastère, ravagé par les Sarrasins : « In » primis ecclesiam novis trabibus ac ligneis cypressinis contignavit , tegulis cooperuit , » varietates ejus picluris ornavit , pavimentum ante altare beati Benedicti multimodà » lapidum varietate constravit, ipsum altare argenteis tabulis decoravit, nec non ante- » riorem faciem altaris beati Johannis argcnteam fecit. Mitto crucem argenteam, textum „ evangelii argento et geminis ornalum , coronas argenteas très, calices, thuribula, varia-

» que ccclesiastica ornamenta . » (p. 4(36). Voilà, dira-t-on, un bien grand emploi

d’argent dans un siècle de fer !

Part chrétien.

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