‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 101 sur 118 · LXXXVII. DANS UNE CERTAIXE MESURE, LES GLACES PEU · texte numérisé non relu

LXXXVII. DANS UNE CERTAIXE MESURE, LES GLACES PEU

VENT SUPPLÉER AUX FENÊTRES ET CONCOURIR A l’ÉCLAI-

RAGE ET A LA GAIETE u’UNE PIÈCE.

Pour les portes, le genre de simulations dont nous jiarlons dans notre précédente proposition, ne présente point ordinairement de difficultés sérieuses. Il suffit d’ajipliquer sur le nu du mur ou d’encastrer dans le lambris un jilacard de menuiserie, entouré d’un chambranle, et figurant les mêmes divisions que les autres portes. Pour les fenêtres, l’opération est moins commode. Il ne s’agit pas seulement, pour créer l’illusion, de simuler à l’aide de draperies, de stores ou de rideaux l’encadrement d’une baie absente, et d’indiquer ses contours à l'aide de moulures plus ou moins ornées. Il faut encore que cette ouverture apparente ]>araisse livrer passage à des rayons lumineux. Aussi le seul moyen que le décorateur ait de suppléer à l’absence des fenêtres est -il de recourir à des glaces habilement dis- ])osées.

Rien n’est plus propre, en effet, à égayer une pièce, à l’éclairer, quand elle est trop sombre, qu’une glace, et surtout que deux glaces posées en face l’une de l’autre et ouvrant à l’œil d’inlinies perspectives. Au milieu d’une muraille qui nous enferme, la glace simule une fenêtre donnant sur une pièce voisine. En reflétant la lumière, en répétant les mille objets qui nous entourent, elle double l’intérêt et la valeur de ce qui frappe nos yeux.

Fig. 95. — EH\‘t ])i’0(liiit ]iar deux glaces se faisant vis-a-vis et placées sur des plans non paralMes.

LXXXVIII. LORSQUE DEUX GLACES SOXT DISPOSEES

l’une en face de l’autre, il est INDISPENSABLE qu’elles SOIENT PLACEES SUR DEUX PLANS STRICTEMENT PARALLÈLES.

Nous venons de dire que deux glaces encadrées dans la niuraille et disposées en face l’une de l’autre, ouvraient des ]>erspectives infinies qui pouvaient suppléer les fenêtres absentes, et concourir dans une large mesure à la gaieté d’une ])ièce. Mais nos deux glaces ne jieuvent produire cette impression heureuse qu’à une condition : c’est d’être exactement parallèles. La première précaution à prendre, quand on veut mettre en place deux glaces destinées à se faire vis-à-vis, est donc de s’assurer de l’absolue parallélisme des parois destinées à les recevoir. La moindre divergence, en effet, arrive, par la répétition infinie des objets, à produire une impression des plus désagréables ; car les images décrivent alors des courbes singulières, dont la contemplation ne laisse pas que d’être fatigante.

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