‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 115 sur 118 · Lettres d’Eugène Delacroix, p · texte numérisé non relu

Lettres d’Eugène Delacroix, p

échappent à sa volonté et la dominent. Sort-il amoindri de cet effort ? Nullement. S’il a le génie ou le talent nécessaires, l’idée qu’il exprime grandit, au contraire, à cette contrainte. Sa forme s’affine, ses contours se précisent; elle prend une force, une ampleur, une netteté, parfois même un imprévu qu’elle n’aurait certes point présentés si le poète ne s’était vu obligé de la faire entrer dans le moule prescrit. Il en est de même pour le décorateur de talent. Les difficultés qui se dressent au travers de son chemin, et dont il lui faut triompher, deviennent pour lui suggestives. Elles stimulent son ingéniosité et permettent à son art de s’affirmer avec une maîtrise supérieure à celle qu’il aurait vraisemblablement montrée, s’il eût j)u se dispenser de vaincre tant d’obstacles.

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Le besoin de la parure est naturel à rhomme (pi’op. I) 1

Classification établie dans les arts. Ce qu’il faut entendre par

Arts décoratifs II) 3

Les Arts décoratifs obéissent à des règles particulières (prop. 111). 5

La recherche de l’expression et l’imitation stricte de la nature

leur sont interdites (prop. IV et V) 6

Le choix des sujets réclame certaines précautions et doit s’accorder avec la forme et la destination de l’espace à décorer

(prop. VI) 13

De l’allégorie et des attributs (prop. VII et VIII) 15

Le décorateur doit éviter la représentation d’attitudes forcées, dont la contemplation devient fatigante à la longue (prop. IX). 19 Il lui faut, en outre, tenir compte des exigences du point de vue,

du degré d’éclairage, de la température, etc. (prop. X et XI). . 20

Des autres convenances auxquelles les Arts décoratifs sont soumis, et de ce qu’il faut entendre par ce mot (prop. XII et XIII). 24 La préoccupation d’embellir un objet ne doit jamais contrarier

sa destination ni déguiser sa raison d’être (prop. XIV) 25

Le besoin d’unité, condition essentielle de la beauté, exige que toute décoration procède d’un parti clairement indiqué

(prop. XV) 26

La décoration d’un objet peut découler de la forme même de cet objet ou lui être surajoutée. Dans le premier cas elle présente plus d’homogénéité, dans le second plus de magnificence

(prop. XVI à XVIII) 30

La magnificence d’une décoration ne doit point faire oublier

l’objet ou la surface qu’elle a pour but d’eml)ellir; elle ne doit pas rendre son usage dangereux ou difficile (prop. XIX à

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