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XVI. LA DÉCORATION d’uNE SURFACE OU d’uN OBJET

PEUT DÉCOULER DE SA FORME MÊME ET FAIRE CORPS AVEC ELLE ; ELLE PEUT PROVENIR, AU CONTRAIRE, DE l’aDJONC- TION d’ornements MOBILES OU INDÉPENDANTS DE LA FORME GÉNÉRALE, ET SUPERPOSÉS A CELLE-CI.

Lorsque le décorateur est appelé à prendre un parti, la forme (surface ou objet) qu’il est chargé d’embellir exerce naturellement sur son choix une influence considérable. C'est elle qui fournit le thème sur lequel son esprit va s’exercer; elle détermine les limites de son intervention, et par ses divisions principales elle commande forcément la localisation et la disposition générale du décor. Aussi le comble de l’habileté et du bonheur pour l’artiste consistet-il, — lorsque la chose est possible, — à trouver le point de départ de son ornementation dans la forme même de la surface ou de l’objet, et à faire découler la décoration tout entière de cette forme. Prenez un flambeau Louis XV (voir lig. 14) ; toute son ornementation procède de la torsion donnée à sa tige, c’est-à-dire qu’elle naît, en quelque sorte, spontanément de la structure de ce flambeau. De même pour ces délicieuses formettes qui garnissent les fenêtres de nos églises ogivales. Mais cette bonne chance échoit rarement à l’artiste, et le plus souvent celui-ci doit se borner à surajouter à des formes préexistantes une suite d’ornements indépendants, et qui ne se rattachent à l’ensemble de la construction que par une communauté de pensée ou de style.

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