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LI. LORSQUE l’objet DONT IL TRACE LE GALBE SE COM

POSE DE MEMBRES DIFFERENTS, OU LORSQUE CET OBJET COMPORTE PLUSIEURS PARTIES, LE DESSINATEUR EXPE- RIMENTE ÉVITE SOIGNEUSEMENT TOUTE PARITE ENTRE CES MEMBRES ET CES PARTIES.

Il importe pareillement, quand une forme se compose de plusieurs éléments, que l’un de ces éléments domine fran-

chement tous les autres et s’affirme soit en hauteur, soit en largeur ou en volume, de façon à enlever à l’œil toute hésitation, et à empêcher que l’intérêt ne soit également sollicité par les diverses parties de l’ouvrage (fîg. 56 et 57).

Supposons que nous ayons à dessiner un vase à lioire. Ce vase comporte trois éléments ; le goulot, la panse et le pied. Suivant les nécessités du programme qui nous sera tracé, nous pourrons choisir un de ces trois éléments comme partie dominante, et, en donnant tour à tour l’importance décisive soit à la panse (fig. 59), soit au goulot (fig. 60), combiner des galbes présentant un certain agrément; résultat qui ne saurait être atteint si nous octroyions à nos trois éléments des dimensions égales (fig. 58). Ce que

nous disons ici d’un vase peut s’entendre d’un meuble quelconcpie, d’un flambeau, d’un balustre, d’un objet quel qu’il soit. Bien mieux, quand les éléments dont se compose cet

objet ne font point corps ensemble , mais sont simplement réunis, ils n’échappent pas à cette règle générale. Ainsi lorsqu’on gratifie un vase ou un objet d’art d’un

support, il est indispensable qu’un des deux éléments, support ou objet, domine franchement; car l’égalité de hauteur entre les deux parties produit toujours une uniformité déplaisante (voir fig. 61 à 63).

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