‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 57 sur 118 · LU. DANS LA RÉPARTITION DE SES ORNEMENTS, LE DECO · texte numérisé non relu

LU. DANS LA RÉPARTITION DE SES ORNEMENTS, LE DECO

RATEUR DOIT ÉGALEMENT PRENDRE UN PARTI, c’eST- A-DIRE ADOPTER UNE DIVISION DOMINANTE.

Ce que nous venons de dire des proportions générales d’un ouvrage, s’applique également aux ornements qu’on répartit sur sa surface. Pour donner à sa décoration un accent de franchise et pour éviter toute uniformité fâcheuse, l’artiste ne manque jias de prendre de suite un parti, et de

réserver une division dominante. Supposons qu’on nous demande de décorer de trois zones concentriques une assiette de dimensions moyennes, et supposons que le marli appelé à fournir l’une de ces zones, se trouve mesurer juste le tiers du diamètre total. Diviserons-nous (comme le montre notre figure 64) notre fond par moitié, de façon ({ue nos trois bandes concentriques présentent une égale largeur? Assurément non, et soit que nous n’entourions l’ombilic de notre assiette que d’une légère dentelle, soit, au contraire, que nous recouvrions la plus grande partie du fond d’un décor rayonnant (voir lîg. 65), nous aurons soin de tenir nos zones sensiblement inégales, de manière à enlever à notre décor toute indécision, et par conséquent toute monotonie.

De même, si nous avons à distribuer en diverses parties, la décoration d’une paroi de muraille, d’un panneau, d’un placard, d’une porte d’armoire, etc., nous nous arrangerons de façon qu’une division dominante, en retenant les yeux et en fixant l’attention, vienne donner à notre décoration une variété suffisante pour que la monotonie ne naisse ]ias de la conformité des proportions.

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