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LIV. LORSQUE LE DECORATEUR EST OBLIGÉ d’oRNER

UXE FORME PRÉEXISTANTE ET d’uNE RÉGULARITÉ ABSO- LUE, IL PEUT, A l’aide d’aD JONCTIONS PLUS OU MOINS CONSIDÉRABLES, ATTÉNUER CE QUE SON DIAGRAMME PRÉ- SENTE d’impersonnel ou DE MONOTONE.

L’artiste, nous l’avons dit, n’est pas toujours chargé de créer une forme. Sa mission se borne jiarfois à décorer les objets dont le galbe ne peut être modifié. Lorsque ces objets ne comportent pas cette variété de proportions qui seule peut assigner à leur aspect général un caractère précis, il a recours à certains arlifices, et parvient le plus souvent, à l’aide d’adjonctions plus ou moins importantes, à atténuer leur froideur et leur insignifiance. Prenons comme exemple la pomme d’argent absolument sphérique que re-

LA dp:goration

présente notre figure 68. Sa forme est d’une indiscutable monotonie. Hé bien! en l’agrémentant d’un pied, de deux anses, et en la surmontant d’un bouton, un orfèvre habile

arrivera facilement à lui donner la variété d’aspect qui lui manque (fig. 69). De même pour le cylindre en faïence que

Fig. 70. Fig. 71.

représente notre figure 70, et dont la forme se traduit géométralement par un carré. Livrez ce cylindre à un bronzier intelligent; celui-ci, en le complétant d’un rebord et

(riin pied, modifiera suffisamment ses proportions pour que son galbe cesse d’être monotone. Qu’il s’agisse d’un œilde-bœuf ou d’une horloge, dont la rotondité régulière est parfaitement déplaisante, le décorateur se tirera aisément d’affaire à l’aide d’artifices du même genre. On peut voir, du reste, à la tour de l’Horloge du Palais de justice de Paris de quelle adorable façon le problème a été résolu au XVI® siècle.

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