LV. LORSQUE LE DECORATEUR SE TROUVE EN PRESENCE
d’une surface dont la monotonie ne peut Être modifiée PAR des adjonctions , IL PARVIENT , GRACE A l’emploi de certains artifices, a changer la forme
APPARENTE DE CETTE SURFACE ET A EN TRANSFORMER LE CARACTÈRE ET l’aSPECT.
Nous venons d’expliquer, dans la proposition précédente, comment un artiste chargé d’embellir un objet préexistant parvient, lorsque celui-ci présente une régularité trop afisolue , à dissimuler à l’aide d’adjonctions l’absence de variété résultant de proportions trop équivalentes. Mais il peut arriver que le décorateur soit empêché de recourir à ce moyen, et se trouve obligé de se renfermer dans des limites d’une précision inexorable. En ce cas, soit que le rapport des dimensions de la surface ou de l’objet à décorer se trouve en contradiction avec le caractère que ceux-ci doivent avoir, soit que leurs lignes principales affectent une concordance fâcheuse , qui enlève toute expression à leur galbe, l’artiste peut, à l’aide de certains artifices, atténuer considérablement ce que ces proportions offrent de fautif.
Un des procédés les plus employés dans ce but, est la division des surfaces par des lignes parallèles. Il est clair, ])ar exemple, que nos deux figures 72 et 73 qui, l’une et l’autre, constituent un carré parfait, perdent en apparence
leur absolue régularité dès qu’elles sont divisées j:)ar des lignes ondées. Appliquant cette observation à la paroi d’un mur figurant, elle aussi, un carré, nous voyons (fig. 74) qu’il suffit de partager cette paroi en parties bien distinctes, pour que l’impression produite par cette division domine le sentiment de monotonie provoqué par la complète concordance des dimensions.