‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 99 sur 118 · Grammaire des arts du dessin, p. lOi · texte numérisé non relu

Grammaire des arts du dessin, p. lOi

Fij’-. 9i. — Frison d’Aix en Provence, conslrnile i);ir Ledonx.

Exemple de l'impression anstèrc i)rodnile par la prédominance d<'S vides sur les pleins.

ce qui explique comment les portes concourent, elles aussi, et presque dans la même mesure que les fenêtres, à ce précieux résultat. Leur bienfaisante influence se comprend sans effort.

Ce mur qui nous enveloppe de toutes parts tonne un i*empart entre nous et le monde. Il nous isole, et l’isolement est dans la vie un élément de tristesse et d’austérité. Percez ce mur, chaque fenêtre, chaque porte, que vous ouvrirez nous sera une facilité nouvelle pour entrer en relations avec la société qui nous entoure. Voilà pourquoi la gaieté d’une pièce, d’une maison, d’un édifice, se proportionne au nombre de ses ouvertures, et l’impression morale, dans ce cas, domine si bien le caractère physique, que dans la contemplation de cette façade que nous évoquions à l’instant, les vides font généralement des trous noirs sur le mur blanc. Ils devraient donc attrister cette blancheur joyeuse, et c’est le sentiment contraire qu’on éprouve à les contempler.

Un exemple bien frappant de cette im})ression singulière nous est, au surplus, fourni par un monument parisien. Le Panthéon était autrefois percé de vastes fenêtres, qui ont dû être aveuglées pour assurer la solidité de l’édilice. La trace de ces fenêtres anciennes est encore visible, en sorte ([u’avec un peu d’imagination il devient facile de se figurer ce qu’était ce superbe édifice dans son état primitif. Qu’on restitue par la pensée ces ouvertures, et l’aspect général change immédiatement. Le chef-d’œuvre de Soufflot perd en partie cette majestueuse austérité qui lui donne un si grand caractère.

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