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I. — Gravures au procédé

Ce que l'on appelle aujourd'hui la gravure au procédé, — et l'on dit même familièrement tout simplement : un procédé, pour désigner une gravure de ce genre, — c'est une gravure exécutée sans le secours d'un graveur.

Un dessin peut suffire. Il n'a pas besoin de passer par un intermédiaire qui va en altérer les qualités. Il est vrai que, dans bien des cas, certains graveurs se sont vengés noblement, témoin les œuvres bien composées, il est vrai, mais d'un coloris faux, qu'ils ont transmises à la postérité, dépouillées de leurs défauts et revêtues de qualités nouvelles. — Mais ce n'est pas le moment de discuter ici de semblables théories.

Faire soi-même un dessin et, sans secours aucun que celui d'une sorte de chimiste manipulant adroitement certains produits, au bout de fort peu de temps posséder un cliché en relief ou une gravure en creux, permettant, soit des tirages typographiques, soit des tirages en taille-douce ; tel est le but des gravures au procédé.

Certains auteurs ont aussi donné à ces gravures le nom de gravure aux acides, mais ce n'est là qu'un nom très facile

à retenir et suffisamment explicatif, qui pâlit singulièrement à côté de la simple nomenclature donnée, il y a peu de temps, dans un excellent ouvrage de M. A.-L. Monet, qui a surtout étudié les procédés de reproduction au point de vue industriel : « Voici, en effet, dit-il, un léger aperçu des termes adoptés, du moins quant à présent : Tissiérographie. — Zincographie. — Paniconographie (ou Gillotage). — Photogravure.

— Photozincographie. — Héliogravure. — Héliographie. — Héliotypie. — Hélioglyptie. — Héliocromie. — Héliopianographie. — Phototypie. — Photoglyptie, — Pholochromie.

— Phototypographie. — Pantotypie. — Woodburytypie. — Albertypie. — Chrysoglyptie. — Typochromie. — Gollotypie.

— Gélatinographie. — Glyptographie. — Autotypie. — Diaphanographie. — Leukographie. — Sélénotypie. — Leimtypie. — Gélatinotypie. — Hiboutypie. — Marbrotypie. — Ghaostypie. — Téographie. — Cryptographie... » Et l'auteur en passe encore... et des meilleurs.

Dans son travail sur les Illustrations chimiques, M. Motteroz a cité aussi une kyrielle de noms assez barbares, mais fort justement il a conclu ainsi : « Ce vocabulaire, a-t-il dit, pourrait faire croire à une très grande variété de procédés, et c'est le contraire qui est la vérité ; à peine peut-on établir les cinq grandes divisions suivantes :

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