‹ Les arts du tissuChapitre 210 sur 280 · ATELIEB DE MAINCÏ PRES LE CHATEAU DE VAUX · texte numérisé non relu

ATELIEB DE MAINCÏ PRES LE CHATEAU DE VAUX

l'inventaire du mobilier delà Couronne une quinzaine de tentures formant un total de plus de 100 pièces, sorties de l'atelier de Raphaël de la Planche, et mention de certaines se trouve dans l'inventaire dressé en 1GG1 par Raphaël de la Planche, après la mort de sa femme.

M. J. Marquet de Vasselot a judicieusement rapproché une tenture de M. Martin le Roy, une autre de la collection de M. Ffoulke et une troisième à M. Fenaille, et a pu ainsi reconstituer deux séries d'une Histoire de Bidon et d'Énée, et dune Histoire de Renaud et d'Armide, dont mentions se trouvaient dans l'inventaire précité. L'atelier était d'ailleurs encore subventionné par le roi. et prolongea son existence jusqu'en 1670, époque où il ligure encore sur un plan de Paris.

Pendant ce temps, la famille de Coinans restait à la tète des ateliers du faubourg Saint-Marcel, et, durant un demi-siècle, prolongea la fabrication des tentures, marquées alors des initiales CG et AG enlacées, et aussi l'initiale P (Paris) précédée de la fleur de lis.

D'un autre côté, l'atelier de la Trinité n'avait pas cessé ses travaux, et continuait à enseigner aux enfants pauvres l'art difficile de la haute lisse.

Enfin un petit atelier fondé à Maincy, près de Vaux, par le surintendant Fouquet, en 1658, mérite aussi une mention. Il y avait un bon nombre d'ouvriers flamands, sous la direction d'un français, Louis Blamard. Le peintre Le Brun y préludait au rôle de suprême ordonnateur de la décoration des Palais royaux, en dirigeant la décoration du château de Vaux. L'atelier n'eut guère plus d'une dizaine d'années d'existence. Après la disgrâce et la chute de son fondateur, tous les artistes qui y travaillaient passèrent au service du roi. En même temps les précieuses collections d'objets d'art qui se trouvaient au château étaient envoyées à Versailles, en guise de restitution à la Couronne. Deux des plus belles suites que Ch. Le Brun avait composées pour Vaux à l'atelier du Maincy, Histoire </<" Constantin, el les Chasses de Méléagre et d'Atalante y furent bien commencées, mais achevées aux Gobelins. C'est aussi pour le château de Vaux qu'avail été composée la Tenture des Muses, une des plus jolies inventions du Maître, ainsi que les portières des Renommées, de Mars, du Char de Triomphe, tant de fois recopiées par la suite aux Gobelins.

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