CHAPITRE XVI LES TAPIS DE PIED EN ORIENT
<e mystère îles origines. — L'utilité <le consulter les miniatures de manuscrits. — Les décors a figures. — Les décors floraux. — Tapis persans. — Leur beau moment -mis les Séfévides au x\ie siècle.
Le terme tic lapis, au moyen âge, a été employé dans un sens étendu, mais nous entendons ne parler ici que des tapis veloutés, bouclés ou noués, c'est-à-dire des grandes pièces tissées sur les métiers, ei dans lesquelles les laines ou les soies, débordant en boucles du fond de la trame, étaient ensuite égalisées au ciseau et formaient une surface dense et élastique, et destinées à être étendues sur le sul.
Toutes les descriptions rencontrées dans les auteurs anciens de pièces, diles « tapis », pourraient nous induire en cireur, si nous n'y prenions garde. Je me dispenserai donc de parler à cette place des pièces de tentures si recherchées par les Cours de Home el de Byzance, ne relevant pas de noire sujet, des fameux « lapis » brodés à l'aiguille dont a parlé M. Karabacek, que L'armée d'fléraclius trouva dans le palais de Dastagerd, quand ( Ihosroès 11 fut vaincu, et des merveilleux lapis tramés d'or et d'argent et garnis de. pierres précieuses, que les armées kbalifales trouvèrent comme butin dans le palais de Gtésiphon, capitale des derniers rois Sassanides.
M. .). Strygowski a, pour la première fois, cherché le caractère décoratif des plus anciens tapis dans les mosaïques à fleurs antiques ou chrétiennes, où déjà, aux temps romains ou byzantins, on pouvait distinguer ces trois espèces de décors, géométriques, floraux et à Ggures; et il pense avoir retrouvé dans la mosaïque d'Orphée, à Jérusalem, l'imitation d'un lapis. Il considère de même que les tapis de la Perse ancienne, connue le lapis de Chosroès, ou celui de Mutawakki décril par Masudi, avec des médaillons-portraits dans les bordures, comme sont représentés