LES DECORS DEVIENNENT PLUS RÉALISTES
lui avaient appartenu, et qui devait être immuablement dus après lui. a conservé quelques tissus où se marque la persistante influence de l'art persan. Mais si la loi de Y affrontement persiste, les éléments du décor s'épurent. Dans la représentai ion des animaux, la stylisation fait place à la vérité avec laquelle les Japonais devaient rendre le caractère de l'animal, vivant librement dans la nature, bouquetins, canards, ou daims (fig. 26. 33, 34, l'Art dit Japon). L'élément, floral se dégage lui aussi, devient naturel, souple, vivant, dans ces gerbes ^** s jf de Heurs aux retombées gra-
cieuses, dans ces tiges de frondaisons en bouquets. Le tissage semble être alors devenu d'une grande habileté. L'art de teindre avait aussi perfectionné ses procédés : la gravure à la planche et l'impression étaient déjà pratiquées à l'époque Un procédé particulier où le Japon devait si bien triompher, entre en usage; il consistait à dessiner sur l'étoffe le modèle avec la cire, à teindre, puis à enlever la cire qui laissait ainsi apparaître le décor. On obtenait alors des effets d'une suprême délicatesse.
Plus tard encore, quand les Empereurs, se relâchanl du souci de gouverner, laissèrent le pouvoir aux Fujiwara, sorte de maires >\\i palais, ceux-ci, dans leurs palais, déployèrent un luxe dont, la splendeur éclipsa souvent, celle de la maison impériale. Ils avaient établi à leurs cours une étiquette rigoureuse qui eut pour l'industrie des étoiles des conséquences nouvelles. Chaque dignitaire, pour chaque cérémonie, devait porter une robe d une certaine couleur, avec ses armoiries — el un décor d un cer-
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