‹ Les arts du tissuChapitre 77 sur 280 · I.F.S DIVERS PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

I.F.S DIVERS PROCÉDÉS

petits points tirs rapprochés. Le point, couché étail dil rentré ou retiré. quand il n'y avait aucun point de soie apparent pour rattacher le lil d'or au fond, et quand au contraire on le fixait au revers, en l'enroulant sur un lil très solide, tendu parallèlement à lui. Le point était ilil gaufré, satiné, ombré, ou nuancé, en particulier quand l'or ('-lait rompu de quelques soies qui lui donnaient un reflel agréable, transition à la pratique de l'or nué, c'est-à-dire jouant le rôle de la chaîne sur laquelle les soies inégalement serrées laissant apparaître l'or, v dessinent de capricieuses fantaisies.

Dans un historique rapide de l'art de la broderie, la civilisation byzantine occupe la première place. Si le luxe des broderies avail elé 1res grand à Rome au temps des Empereurs, ce fut bien autre chose à Byzance, quand Constantin v cul transporté le siège de l'Empire. En contact plus rapproché avec l'opulence asiatique, la cour des empereurs d'Orient ne mil aucun frein à son faste et à ses dépenses. Mais comme l'a très bien indiqué Von Falke, celte pratique artistique ne demeura pas le privilège du pays de la soie, et dès le xr siècle est courante dans les pays germaniques en même temps que dans l'Empire byzantin.

Il nous esl arrivé parfois, en nous occupanl dans de précédents chapitres des tissus décorés, de parler d'étoffes où la broderie avait pu jouer un certain rôle décoratif accessoire, nous ne nous occuperons maintenant que de tissus qui soieul en totalité des œuvres de broderie.

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