Les mémoires de beaucoup de peintres faisant partie de la
confrérie de saint Luc, à partir de 1 607 jusqu'en 1794.
Les artistes qui de vive voix ont fourni des renseignemens à Cyrillo furent :
José Carvalho Rosa, Jeronimo de Andrade, Simâo Caetano, Pedro Alexandrino, José Antonio Narciso, Francisco Gomez, Joaquim Carneiro,
Paulo, Antonio Joaquim de Figueiredo, Antonio Fernandez Rodriguez, Joaquim Marques, Luiz Antonio, Alexandre Giusti, Alexandre Gomez, Rarros, Rraz Toscano, Joaquim Antonio de Macedo.
Cyrillo dit, page 14 de sa préface : « que la restauration de " l'art en Portugal date du commencement de la monarchie » c'est-à-dire vers 1100 « parce que les historiens parlent de « plusieurs enluminures et portraits du temps d'Alphonse I", « et d'un tableau qui représentait la prise de Lisbonne. » Il cite comme une autre preuve de l'ancienneté des arts en Portugal : « que dom Diniz (1279-]325), d'après frey Luiz de « Sousa, a fait peindre une J dorât ion des mages pour le cou- •• vent de »Suint-Dominique de Lisbonne , et que Alphonse IV
CVRILI.O. 447
« (1325-1357 ) a l'ait faire son propre portrait et ceux de ses " prédécesseurs. Ces portraits ont été portés en Espagne du " temps des Philippe. •> 11 cite : " le drapeau sur lequel se « trouvait représenté saint Vincent et qui, au temps de « Jean l*"", fut arboré à Ceuta; \& portrait de dont Ferdinand, » fils de Jean F*" que son frère dom Henri fit faire ; et le por- « trait de la fille du roi Edouard qui mourut en 1436. » 11 cite en outre : » les peintres Jean Annes , en 1454 ; Gonçalo " Gomez; Braz d'Avelar; André Gonçalvez; » et parmi les amateurs qui cultivaient les arts , « Garcia de Rezende qui " appartenait à la cour de Jean II , et Braz Perreira , fils de " Fernando Brandào qui appartenait à celle de l'infant dom « Fernando »> je suppose fils de Jean l".
Cyrillo dit, page 19 , «< que Antoine Campello introduisit « en Portugal la peinture large , tandis que le style de Vasco « a, été gothique , sec et mesquin. »
D'après Cyrillo ce fut en 1609 que se forma la confrérie artistique de saint Luc , « dans les statuts de laquelle il n'est « pas question de l'amélioration des arts » mais seulement de la réception des peintres, sculpteurs, architectes, dessinateurs; de dévotion ; de police intérieure ; de secours à accorder aux infirmes, aux veuves et aux orphehns ; de fêtes religieuses; et d'intérêts pécuniaires de la confrérie. « Les arts à l'époque de « Philippe (dit Cyrillo) se trouvaient en décadence et ils ne « commencèrent à se relever que vers 1715 où le roi Jean V " envoya plusieurs artistes à Rome pour y faire leurs études . - Vieira Lusitano avait alors 16 ans.
Cyrillo rapporte que ce fut en 1780 que s'ouvrit à Lisbonne l'Académie de peinture. Les artistes qui en faisaient partie étaient Joaquim Manoel da Rocha , Joaquim Carneiro da Silva, Joaquim Machado de Castro , et les amateurs Thimotheo Verdier, savant en architecture ; Guillaume Hudson ; et d'autres anglais et français. Le nombre total des membres de cette académie était de 51 .
J'abandonne à ceux qui voudraient connaître les détails de cette institution le soin de consulter Cyrillo. J'en ai dit assez sur une époque que le tremblement de terre n'a pas atteint , et
ii8 VINGT-SEITIÈMK LKTTHE.
que Cyrillo et des milliers de tableaux nous font si bien connaître. D'ailleurs, le résumé qui terminera mon travail rendra compte de cette époque aussi bien que de toutes les autres : mais ce ne sera que quand j'aurai terminé mes recherches, et que j'aurai publié le dictionnaire.
CONCIUSION. — ITINÉRAIRE.