‹ Les arts et les artistes pendant la période révolutionnaire (1789-1795), d'après les documents de l'époqueChapitre 3 sur 48 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

faisait les honneurs d'une illustration ; aujourd'hui, grâce aux procédés mécaniques de gravure, on rassemble, le plus souvent, un lot d'images applicables à un sujet et l'on bâcle le texte qui permet d'en tirer parti. Ce procédé rappelle celui dont Galino disait : « Pour faire un canon, on prend un trou et on met du bronze autour ». Seulement, dans le cas présent, on prend généralement peu de choses et on ne met, le plus souvent, rien du tout autour. Eh bien, au risque de paraître vieux jeu, je m'en suis tenu au procédé d'autrefois.

Le cabinet des estampes, les cartons et les vitrines du musée Carnavalet, les collections du Louvre et celles du musée des Arts décoratifs, vingt autres dépôts publics et des collections privées, suffiront à fournir, par centaines, les estampes et les objets qui pourront servir à publier une édition illustrée si mon travail en vaut la peine.

En ce qui concerne les notes, je dirai simplement que le grand homme, à la bonté duquel je dois tout le peu que je sais, celui devant qui mon souvenir s'incline pieusement, chaque fois que je tente d'accomplir un travail de quelque valeur, Théophile Gautier, qui fut non seulement le plus parfait des prosateurs français de tous les temps, mais encore l'un des plus prodigieux savants de son siècle, a accompli une œuvre de plus de deux cents volumes, sans y jamais piquer une seule note.

Son exemple me suffit.

VIII PKÉFACE

Les notes ont leur raison d'être dans deux cas : soit dans les œuvres des maîtres de la science historique ; elles y sont un complément de leurs leçons, et les travailleurs ne sauraient assez les en remercier ; soit dans les travaux des élèves en quête d'un diplôme et tenus, naturellement, de justifier, devant leurs maîtres, de la préparation de leurs travaux.

Je ne suis point, — on le verra de reste, — un maître de la science et j'ai passé depuis longtemps l'âge oii l'on peut, sans ridicule, se poser en élève.

Une troisième catégorie d'auteurs use encore des notes, en abuse même autant que possible ; ceuxlà, le bon public les admire de confiance, et les gens du métier sourient de voir combien il leur est facile de bluffer. Je ne me sens pas le courage de me prêter à ce genre de mystification.

Si toutefois quelques lecteurs voulaient reprendre les voies que j'ai parcourues pour arriver ici à mes fins, rien ne leur sera plus facile, car je leur en ai offert les moyens, en plaçant, tout au bout du présent volume, une liste (très incomplète d'ailleurs) des principaux ouvrages que j'ai lus, dépouillés ou consultés, liste qui, si incomplète qu'elle soit, leur fournira f occasion d'apprendre bien des choses que je n'ai pas pu faire entrer dans les 480 pages dores et déjà fixées comme limite extrême imposée à retendue de mon livre.

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